‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 2)Chapitre 36 sur 298 · Le Triptyque de la Descente de Croix · texte numérisé non relu

Le Triptyque de la Descente de Croix

La Présentation au Temple {n° 3og). Un inventaire des tableaux qui se trouvaient au palais de Turin, en i635, mentionne : " Un Christ présenté au temple avec deux colombes, sur un escalier garni de balustres. Neuf figures entières. Bon tableau de Rubens. Haut de 2 1/2, large de 2 pieds (i).

Volume II, page 108, ligne 6: Musée de Dresde n° 908; lisez: n° 956.

(i) Communication de M. Al. Vesme, conservateur du musée de Turin.

Gravures: (Tome II, page 120), les trois panneaux antérieurs. Lisez: Valcntin (au lieu de Victor) Green.

Le panneau central a encore été lithographie par Ligny, Becquet, Brioude, Gosselin, Anonyme (Lordereau exe), tous non cités.

3ii. La Descente de Croix. Après Gravure: V. S.; ajoutez: 364.

3i2. La Descente de Croix. Sur un des autels de l'église de Landsberg sur le Lech, en Bavière, se trouve une copie de ce tableau, erronément attribuée au maître lui-même.

3ig. Le Christ mort sur les genoux de la Vierge qui lui tire une épine de la tête. Le tableau a encore été photographié par A. Loewy.

320. Le Christ mort sur les genoux de la Vierge. Photographié par A, Braun.

322. Le Christ porté au tombeau. Nous avons rencontré dans le commerce le tableau d'après lequel la gravure de Witdoeck est faite. C'est une espèce d'esquisse, haute de 5o, large de 65,5 centimètres. Elle correspond exactement à l'estampe et c'est d'après elle que celle-ci est faite et non d'après un tableau poussé plus loin. Les deux femmes de gauche présentent dans la gravure la forme inachevée qu'elles ont dans la peinture. Celle-ci n'est pas belle, mais authentique et de la main de Rubens. Sur un fond frotté de brun chaud, les figures sont indiquées plutôt que terminées, les couleurs sont posées par taches non nuancées. St. Jean est vêtu d'une draperie rouge, la Vierge porte une robe verte, le travailleur, près des pieds du Christ, est enveloppé d'un ample surtout, garni de fourrure sombre; celui qui se tient près de la tête est vêtu d'une draperie vert foncé ; la femme qui porte la paille est habillée de jaune, la femme agenouillée de vert, le Christ est enveloppé dans une draperie d'un blanc éclatant. L'ouverture de la grotte est teintée d'un jaune ardent, où se mêle la lueur rouge du soleil couchant. L'esquisse est de la dernière année de Rubens; le maître n'a pas exécuté de tableau correspondant. Elle a été vendue récemment, à Cologne, par le marchand qui la possédait, au prix de 700 marcs. Une photogravure de Hanfstaengl la reproduit dans Zeitschrift fiir bildende Kunst (Mars, 1892, p. i36) et dans le catalogue de la vente Habich. Dans cette vente (Cassel, 1892), elle fut adjugée à 10,000 marcs à Georges Crombez, de Tournai.

323 Le Christ porté au tombeau. Photographié par A. Braun

325. Le Christ mort pleuré par les Saintes Femmes et par St. Jean. Photographié par Loewy.

326. Le Christ mort pleuré par les Saintes Femmes et par St. Jean. La composition est de Rubens ; l'exécution est d'un élève ou d'un copiste.

328. St. Jean écrivant l'Evangile. Gravé par Michel Verswyvel (V. S. Saints, go).

333. Le Christ an tombeau. Le catalogue de la vente Lebrun (Paris, 1791) mentionne, sous le n° 85, la même composition peinte sur un panneau circulaire de II pouces g lignes de diamètre.

334-339. Le Triptyque de la Résurrection du Christ. Le ig janvier I7g7, les marguilliers de l'église Notre-Dame, à Anvers, remirent aux demoiselles Moretus les deux volets du triptyque de la Résurrection, afin de les conserver chez elles (Memorieboeck van 0. L. V. Kerk).

I^SL Ste. Martine a été gravée, sous le nom de Ste. Barbe, par Schelte a Bolswert (V. S. 23) et par Vorsterman, sous le nom de Ste. Catherine « d'après un marbre antique « (V. S Saintes, 34).

Les différentes parties du triptyque ont été photographiées par Jos. Maes.

340. U Apparition des Anges aux Saintes Femmes près du tombeau du Christ. Le tableau de la galerie Czernin est une petite esquisse; l'exemplaire du tableau terminé se trouve au château Melk, en Autriche, appartenant à la même famille (i).

346-350. Le Triptyque de l'Incrédulité de St. Thomas. Le portrait de Nicolas Rockox a encore été gravé par Ch. Lauters.

Le panneau central a été photographié par Fierlants.

35 1'"*. Le Christ descendant aux Limbes.

Munich. Collection du D'' Schubarr.

Esquisse. Panneau. H. Sy, L. 42.

Le Christ est debout, un pied sur le globe terrestre, l'autre légèrement soulevé, le corps est nu à l'exception des reins, entourés d'une draperie blanche, derrière lui flotte une draperie rouge. La main gauche est levée, la main

(1) Th. FRIMMEL: Clironiqiie des Arts, 1890.

droite tient une couronne formée d'un simple cercle de métal. Le Sauveur regarde au-dessous de lui, où se montrent les figures des patriarches qu'il vient délivrer. Son corps est fort robuste, les ombres brunes ont des reflets rouges. Une gloire de chaude lumière l'entoure; contre le cadre se pressent des nuages.

Cette figure du Christ ne se rencontre dans aucun des tableaux connus du maître et le sujet même n'est mentionné nulle part; cependant, bien qu'il soit difficile d'authentiquer un tableau à l'état d'esquisse, nous n'hésitons pas à attribuer ce travail à Rubens et nous le regardons comme datant de sa première époque, vers i5io.

353. La Descente du St. Esprit. La gravure anonyme qui, dans le catalogue de Voorhelm Schneevoogt, porte le n° 441, est une copie en petit format de la Descente du St. Esprit qui se trouve dans le Missel plantinien (notre n" I256).

357. L'Assomption de la Vierge. Le tableau se trouvait primitivement à l'église des Jésuites à Anvers, sur l'autel de la Chapelle de la Vierge.

Tome II, p. 178, ligne 19: Abraham Matthyssens; lisez: Abraham Matthys.

36o. L'Assomption de la Vierge. Monsieur de Wechter, curé de l'église Ste. Catherine, à Bru.x;elles, a bien voulu nous faire parvenir une copie de la quittance du tableau délivrée par les Chartreux à Pauwels, d'un acte notarié constatant la réalité de cette vente, et d'une déclaration signée par le chanoine de Coudenberg, Alb. C. F. Truyts, et datée du 18 janvier 1774, attestant que Boucher, premier peintre du roi de France, avait jadis offert du tableau la somme de quatorze mille florins. Les pièces originales reposent aux archives de l'église Ste. Catherine, à Bruxelles. Elles ne nous apprennent rien de nouveau.

Suivant une tradition transmise dans la famille du prince de Liechtenstein, un membre de cette famille avait commandé le tableau pour l'église de Feldsberg et dans cette église se trouverait encore actuellement une figure de Dieu le père qui primitivement faisait partie du tableau. Nous ne saurions attacher d'importance à cette tradition.

La gravure de Ragot (V. S. Vierge, 27) est la même que celle qui porte le n° 20. Cette dernière reproduit notre n^ 355.

35i^. L'Assomption de la Vierge.

Augsbourg. Église de la Sainte Croix.

Toile. H. 367, L. 23o.

La Vierge monte au ciel, entourée de quatre anges; elle porte une draperie bleue et rouge; un des anges est vêtu de jaune, un autre de bleu, un troisième

d'orange. Au pied de la croix, à gauche, St. Jean lève la main; une femme prend des fleurs dans le tombeau; une seconde femme et une partie des apôtres regardent dans le sépulcre vide; d'autres disciples sont agenouillés et lèvent les bras; à droite, deux apôtres, dont l'un étend la main, regardent monter dans les airs la Vierge sur laquelle tombe une faible lumière.

C'est une oeuvre de l'atelier du maitre, retouchée par Rubens. Les carnations du St. Jean et de la femme qui suit la Vierge des yeux, la robe rouge de St. Jean et le linceul blanc sont de la main de Rubens ; il a encore repeint les chairs de la Vierge et des anges. Comme composition, le tableau est faible; comme exécution, il est secondaire.

L'archiviste de la famille Fugger, le D'' Dobel, a trouvé dans les livres des comptes personnels d'Othon-Henri Fugger des annotations de dépenses, d'où il ressort cju'en 1627 une somme de 3oo florins a été payée pour un cadre en noyer destiné à un retable de l'église de la Ste. Croix que le comte Othon- Henri avait fait peindre dans les Pays-Bas par Rubens (i).

Photographie: Fritz Hoefle.

302. Le Couronnement de la Vierge. L'esquisse du tableau de la vente Van der Schrieck avait paru dans la vente Burtin (Bruxelles, i8ig, n° i52 du catalogue).

A ajouter aux gravures, une estampe par Petrini, non décrite.

378. Le Christ triomphant de la Mort et du Péclié. La gravure mentionnée par Voorhelm Schneevoogt sous le n° 409 représente la Résurrection du Christ; c'est la même que celle que cet auteur décrit sous le n° 402 et que nous avons citée sous les n°'^ 334-33g.

38i. Jésus Christ et les quatre Pénitents. Gravures: lisez: Valentin Green (au lieu de Victor) Green.

(i) Aiszder hochwolgeborn mein Gnediger Graf und herr, herr Ott Heinrich Fugger, Obrister, in die Kirchen zum heiligen Creuz allhie einen Altar in den Niederlanden von Peter Rubens mahlen laszen, ist hier auf bevelch wolermeld Sr. Gn. mit M. Jacob Dieterichen, Kistler, selbigen in sauber unnd guet Nuszbaumen Holz zu faszen p f 3oo sambt seiner Frawen zwen Thaler Leihkauff abgehandlet und verglichen worden, demselben hab ich den 16 Augusti A° 27 seines Rests und also der f 3o3 fur Ine und sein weib vôllig entricht und par bezalt & thuet f 3o3. Mehr seinen gesellen verordnet und bewilligt Trinckhgelt f i.3o. (Zeitschrift fiir Bildende Kunst. Kunstchronik, 24 .lahrgang, N'' 12; 27 December 1888-89).

384'^'^ La Religion triomphe de l'Idolâtrie et du Vice.

Hambourg. Galerie du consul Weber.

Panneau. H. 63, L. 49.

L'esquisse du tableau de la Pinacothèque de Munich est de couleurs pâles, mais de contours vigoureux. La Vierge et le St. Michel surtout sont nettement rendus. Marie porte une robe bleu clair ; l'ange, à droite, une draperie jaune; le St. Michel une robe rouge. Autour de la Vierge, le ciel est jaune; plus bas, on voit des flammes ardentes vomies par le dragon.

385. Ste. Agnès. La composition est faussement attribuée à Rubens. Le premier état de l'eau-forte de Panneels porte simplement l'inscription : G. Panneels fecit. L'éditeur du second état y a fait ajouter: P. P. Rubeiii in.

386. St. Albert. Un projet d'autel correspondant, pour la partie qui surmontait le retable, à celui de l'église des Carmes fut adjugé dans la vente Dubus de Gisignies (Bruxelles, 1878, page i35 du catalogue).

387. St. Ainbroise et l'empereur Théodose. Photographié par Loewy.

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