La Sainte Famille. Tableau peint vers i
223. La Sainte Famille. Le tableau de la galerie Pitti a été gravé par G. Guadignini et photographié par A. Braun. En faisant remarquer, d'après
(i) Jahrhuch der Kôn. Preuss. Kunstsammlungen, i8go, p. 204.
Voorhelm Schncevoogt (Vierges, loi), que dans la planche de Van Rymsdyk le St. Joseph manque, nous avons pris une peine inutile, ce saint ne se trouvant pas dans le tableau.
225. La Saillie Faiiii/U\ Ce fut à Bacon et au prix de i83 livres i5 shellings que le tableau fut adjugé dans la vente Munro.
220^. La Sainte Famille (Jésus, Marie, Joseph, St. Jean, un agneau).
Berlin. Musée.
Panneau. H. 168, L. 128.
La Vierge vêtue d'une robe rouge, le manteau bleu doublé de gris clair sur les genoux, est assise au milieu de la composition et regarde l'enfant Jésus, qui, tout nu et à moitié couché sur un linge posé sur les genoux de sa mère, lève tendrement les yeux vers elle. De ses deux mains, il caresse la tête du petit St. Jean, debout à côté de lui et accompagné de son agneau, qui fait descendre la peau de mouton entourant la ceinture de l'enfant. La Vierge pose le coude du bras gauche sur un socle; St. Joseph, vêtu d'une robe verte et d'un manteau jaune, appuie la tête sur son bras posé sur le même socle. A côté de la Vierge, à droite, se trouve une corbeille à ouvrage, où l'on voit de la toile blanche et une étoffe verte, sur lesquelles sont déposés des ciseaux et du fil blanc. Dans le fond, un motif d'architecture.
D'après Bode, le tableau est de la main de Rubens, bien conservé et datant de i6i5 environ. II se trouvait naguère à la galerie de Sans Souci, à Potsdara. Dans notre dernière visite, nous ne l'y avons pas trouvé ; il était transféré au musée de Berlin pour y être restauré.
Reproduction dans Jahrbuch der Kôn. Preuss. Kunstsammlimgen, X. 204.
228. La Sainte Famille. Le tableau a encore été gravé par L. Paradisi et photographié par A. Braun.
233. La Sainte Famille. La peinture est mince, le coloris chaud, le travail admirable; l'enfant Jésus surtout est magnifique. Le tableau est entièrement de la main de Rubens et date de 1617 environ. Le St. Joseph est fait d'après le même modèle que l'Apôtre dans le coin, à gauche du Christ confiant ses brebis à St. Pierre (notre n° 35 1). La figure de la Vierge dans une demie ombre est de la même facture que celle de Susanne Fourment (le Chapeau de Paille, notre n° 949).
235. La Sainte Famille. Le tableau a été gravé dans la Miles' Gallery. La composition est peu rubénienne d'aspect.
235^. La Sainte Famille avec St. Willebrord.
Anvers. Église St. Willebrord.
Toile de forme ovale. H. 374, L. 282.
Sur une estrade à laquelle conduisent plusieurs degrés, la Vierge, portant une robe rouge et un manteau bleu, est assise à gauche, tenant du bras droit l'enfant Jésus debout sur une table. A côté d'elle se tient St. Joseph. Tous deux regardent St. Willebrord, vêtu d'un manteau épiscopal, qui, appuyé sur sa crosse, monte, à droite, les degrés. Derrière lui, un ange porte sa mitre ; dans le haut, deux anges tiennent la couronne et la palme des martyrs. Derrière la Vierge, deux colonnes auxquelles est attachée une draperie rouge qui traverse le fond.
Les couleurs sont ternes, sans éclat, à l'exception des carnations de la Vierge et de l'enfant Jésus qui sont d'un ton clair. La composition est insignifiante, pastichant celle du maître. La table ressemblant à un guéridon, sur laquelle l'enfant est debout, est d'une forme que Rubens n'a jamais employée. Le St. Willebrord a la draperie et la pose du St. Augustin dans le tableau du maître autel de l'église de St. Augustin (notre n° 214) ; la Vierge et le St. Joseph rappellent les mêmes personnages de cette dernière composition. Somme toute, le tableau est d'allure rubénienne, mais il est évident que Rubens n'y a pas touché et nous ne doutons pas qu'il ne soit entièrement de la main d'Érasme Quellin, qui, après i63o, l'année où. le tableau fut exécuté était l'élève favori et le plus habile des collaborateurs du maître.
Si nous mentionnons ici le tableau, c'est parce que, dans les derniers temps, on a exhumé d'un ancien registre un texte prouvant cju'il a été offert à l'église St. Willebrord comme une œuvre de Rubens. Ce document dit qu'en i63o ou i53i, Mademoiselle De Clerck a donné, au nom d'une autre personne, un grand tableau d'autel encadré, peint par Rubens, tjui l'estimait à 700 florins (i).
(i) Dans le registre appartenant aux archives de l'église St. Willebrord, à Anvers, et intitule': « Liber Confraternitatis Beatœ Marias Virginis erecta; ad nomen et honorem ejusdem sub nomen Consolatricis afflictorum tam vivorum quam defunctorum ad presentiam Imaginis miraculosœ dictœ Virginis propriœ ecclesias parochialis sancti Willibrordi per Rmum dominum Johannem Malderum Episcopum Antverpiensem Anno 1627, » on trouve un chapitre commençant par les mots: « Hier naer volgen de beneficien en de weldaden door verscheyden personen gedaen aen de keixke van St. Willeborts sedert het jaer 1622, » dans lequel on lit, sous Tanne'e i63o-i63i: « Item Joulîrouw de Clerck heeft gegeven tôt een anders name, soo sij
L'autel orné de son retable est reproduit dans la Chorographia sacra Brabaiitiœ de Sanderus (Hagse Comitum, 1727, III, 357). Cet auteur dit (|uc le tableau est l'œuvre de Rubens )r).
La toile est restée sur le maître autel de l'ancienne église St. Willebrord jusqu'au mois de juin 1892. Elle a été transférée depuis dans l'église nouvelle, où elle a trouvée son emplacement dans une des chapelles latérales.
237. Le Baptême du Christ. Le catalogue de la collection Fahne, au château de Roland mentionne sous le n° 174 un ^ Baptême du Christ dans le Jourdain. (Panneau. H. 3 pieds 7 pouces, L. 4 pieds g pouces). Dans un paysage boisé on voit, à droite, deux femmes assises, portant des enfants sur les bras, et un homme qui suspend sa chemise à un arbre; à gauche, une femme assise avec un enfant; derrière elle, St. Jean et, à côté de lui, plusieurs personnages qui, étonnés et dans le recueillement, voient descendre le St. Esprit du ciel entr'ouvert. P^igures deux tiers de grandeur naturelle. -
Un Baptême du Christ, gravé par Goldar pour l'édition de Mattham Henry's Family Bible et attribué à Rubens, n'a rien de commun avec le maître.
24I''-"''. Le Bourreau remet la tête de St. Jean a Salomê. Le tableau du musée de Dresde a été photographié par un anonyme.
Tome II, page 11. La Fille d'Hérodiade portant la tête de St. Jean dans un bassin, gravé par Guillaume Panneels. L'inscription du premier état de l'eauforte est ainsi conçue : Guilielmus Panneels Discip. Rubeni. francofurti ad moenum pinxit. G. P. fec. in aqua forti MDCXXXL Dans le texte primitif, Panneels s'attribue donc à lui-même la composition de sa planche, qui en réalité reproduit avec de légères modifications un tableau de Rubens.
242. Le Festin d'Hérodiade. Le musée d'Ypres (n° 47) possède une détestable copie ancienne de ce tableau, sans les trois personnages à gauche et sans les musiciens (Toile. H. i85, L. 246).
243. Le Banquet d'Hérode. L'architecte Prange, à St. Pétersbourg, possède un tableau de grand format, représentant, avec de légères variantes, la même composition que l'esquisse du musée de St. Pétersbourg.
seijde, een groot autaerstuck schilderije met sijnen leijste geschildert van mijnheer Rubbens die het zelfde estimeert 700 gulden. »
(i) Picturam Summi altaris pinxit Petrus Paulus Rubenius, pictorum hujus aevi corvphoeas (Sanderus : Chorographia Sacra Brabantiœ. Hagœ Comitum, 1727. III, 358).
254- ^Ê Christ chez Simon le pharisien. La gravure anonyme attribuée à Lauwers (V. S. Nouveau Testament, iSg) représente Jésus-Christ et les quatre pénitents (notre n° 38i) et est identique à celle que Voorhelm Schneevoogt mentionne sous le n° i, Histoire et Allégories sacrées.
Le tableau a été photographié par A. Braun.
2541. Le Christ chez Simon le pharisien. Cette esquisse a été photographiée par Victor Angerer.
255. Tête d'Apôtre. Le musée d'Ypres possède une copie non cataloguée de ce tableau. Bode attribue l'étude du musée de Berlin à Van Dyck.
255. La Femme adultère. Le tableau a été gravé dans Miles' Gallery. Le cabinet des estampes de la Bibliothèque royale de Bruxelles possède une gravure anonyme des quatre figures à droite du tableau.
258. Jésus-Christ donnant les clefs à St. Pierre. En 1881, le tableau passa dans la vente Grant, à Londres, oii il fut adjugé à Holland pour la somme de 724 livres 10 shellings.
261. Le Denier de César. Une copie de ce tableau se trouve à la cathédrale de St. Omer. La copie, mentionnée comme se trouvant au musée de Sidney, appartient à M. Du Faur, conservateur de ce musée.
Le tableau a encore été gravé par J. Maillet d'après un dessin de Pellegrino.
203. La Résurrection de Lazare. La gravure de Panneels (V. S. 206), n'existe pas.
263'^^'*. La Résurrection de Lazare. Esquisse photographiée par A. Braun.
203''. La Résurrection de Lazare. Le musée de Turin possède une Résîirrection de Lazare attribuée à Rubens (N° 416. Toile. H. 177, L. 61).
Lazare se lève du tombeau; il est assis et soutenu par une de ses sœurs, le bras gauche pendant, le bras droit levé; un vieillard écarte le linceul et découvre le ressuscité ; une femme est agenouillée sur le devant, le dos tourné vers le spectateur; une autre est à genoux près du Christ et le regarde. Le Sauveur est debout, à droite, étendant la main vers Lazare. Les personnages sont de stature puissante; la pose de Lazare, celle du Christ, celle de la femme agenouillée auprès de lui et celle du vieillard levant le suaire rappellent
vivement le tableau du musée de Berlin et semblent bien être, à en juger d'après la photographie, l'œuvre de Kuhens. Le caractère du tableau nous le fait classer parmi les œuvres de la première époque du maître et nous porte à croire qu'il a été exécuté en Italie. Photographie: Anonyme.
264. Les cinq Vierges Sages. Le même sujet a été gravé par Maria Cosway. L'estampe présente des différences avec celle décrite par Voorhelm Schneevoogt (Histoire et Allégories sacrées, 3g, Anonyme) : il n'y a qu'un ange, la femme appuyée sur le dossier du fauteuil ne tient pas de chapelet et celle qui se trouve derrière la précédente tient dans la main levée un vase pourvu d'une anse. Elle est signée : « Maria Cosway scu. Rubens pinx. "
26g. La Flagellation. Le musée de Marseille, no 402, possède une copie de ce tableau (Toile. H. 235, L. 172), qui lui a été envoyée par l'État, en 1802, et qui, d'après les archives du Louvre, a été enlevée à Cologne, au temps de la République française.
272. Ecce Homo. La mesure exacte du tableau est: H. I25, L. g6.
274. Le Portement de la Croix. Le tableau a encore été gravé par P. A. Kilian et lithographie par Targis. Massard en a lithographie un fragment modifié.
Dans la note de la page 65, Tome II, au lieu de " Benedictus Haftel, v il faut lire: « Benedictus Haeftenus ou Van Haeften. «
274'"'. Le Portement de la Croix. La gravure citée par Voorhelm Schneevoogt sous le n° 272 est faite d'après un tableau de Jean Van den Hoecke qui se trouve à la cathédrale de Malines. La gravure citée sous le n° 26g est le n° 272 agrandi. L'estampe primitive a été allongée; ainsi modifiée, elle forme la pièce du milieu des trois planches qui composent la gravure mentionnée sous le n° 26g.
275-285. Triptyque de l'Erection de la Croix. Les fragments Dieu le père et Deux anges (n° 280-282) ont été achetés par le comte A. du Chastel, à la vente du baron de Vinck de Westwesel.
L'esquisse du panneau central et de la face antérieure des volets (n°= 275-277*^'^) a été achetée par son propriétaire actuel, M. Holford, à la vente Jérémie Hamman (Londres, 1844), au prix de 787 livres 10 shellings.
Cette esquisse a encore été gravée, avec des variantes, par un anon3'me.
293. Le Christ en Croix. Comme facture et comme composition, le tableau se rapproche sensiblement du Christ en C/'où" du musée d'Anvers (notre n° 287). Il est de la main du maître et date de i5i2 environ.
Le Christ en Croix (Tome II, page 92). La gravure anon3'me (Moncornet exe. V. S. 314) est la même que celle qui porte le n° 299; elle représente notre n° 291.
295. Le Christ en Croix entre les deux larrons. Le musée de Montpellier, n" 260, possède une copie du Christ avec la Madeleine (Panneau. H. ii3, L. 61). Au musée d'Anvers, n° 58i, il y a une copie du tableau entier (Panneau. H. 58, L. 37.5).
Le tableau du musée de Toulouse a été gravé par J. Cariven.
296. Le Christ en Croix auquel on porte lui coup de lance a encore été gravé par un anonyme (Danckerts exe.) et lithographie par De Prins.
2(^6°'^^. L'esquisse du précédent tableau a été photographiée par Fierlants.
297. Le Christ mort sur la Croix a encore été lithographie par Rigal.
3o5. Le Christ mort sur la Croix avec St. François. Le tableau est légèrement brossé et a plutôt l'aspect d'une esquisse. Nous avons trouvé chez un particulier, M. Cels, à Bruxelles, un exemplaire, plus terminé, qui malheureusement a beaucoup souffert. Le ton en est très chaud, les ombres brunes, le modelé des chairs bleu. Il est de la main de Rubens et date de 1612 à i6i5, comme le Christ en Croix du musée de Malines (notre n° 298), avec lequel il présente beaucoup d'analogie.
L'exemplaire de la Galerie Liechtenstein appartient probablement à la même époque.
Ce dernier a été photographié par A, Braun.