‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 2)Chapitre 41 sur 298 · Prométhée enchaîné sur le mont Caucase · texte numérisé non relu

Prométhée enchaîné sur le mont Caucase

Oldenbourg. Musée, 121 (jadis 106). Toile. H. 198, L. 242.

Prométhée est étendu sur le côté gauche, la tête en bas, la main enchaînée au roc, l'une jambe pliée, l'autre levée et enchaînée. L'aigle qui lui mange le foie a posé une serre sur le front et l'autre sur les reins du supplicié. L'aigle est peint par Snijders, le fond des rochers par un autre collaborateur. La figure est faite par un élève, mais retouchée en grande partie par le maître. Elle n'en est pas moins restée faible et floconneuse. La draperie blanche et le ciel, à gauche, sont également retouchés par Rubens. La carnation est pâle, les ombres d'un gris bleuâtre. Le corps est hardiment jeté, mais la structure est d'une lourdeur exagérée. Les raccourcis rappellent ceux du Christ de la Sainte Trinité (notre n° 82), mais sont plus faibles d'exécution. Le tableau date de 1610 à 1612.

Baudius le décrivit entre i5ii et i5i3 en ces termes:

(1) Jahrbiich de?- Kôn. Preussischen Kiinstsammhmgen. 1890, p. 2o3.

« Heic rostro adunco vultur iminanis fodit

Jecur Promethei, nec datur quies malis,

Sic usque et usque rabidus aies imminet

Fsecunda pœnis appetens prsecordia.

Non est eo contentus infandse dapis

Pastu, sed ungue laniat insuper fero

Hinc ora palpitantis, hinc fémur viri.

Tpse involaret in necem spectantium

Ni vincla tardent. Quod potest unum tamen -Flammata torquens hue et illuc lumina,

Terret timentes. Pectore ebullit cruor,

Et parte ab omni qua pedes signant notam,

Trucesque flammas vibrât acies luminum

Rapidse volucris. Hanc moveri, hanc tu putes

Quassare pennas. Horror adstantes habet (i) Malheureurement le poète ne dit pas, où il a vu le tableau. Photographie du tableau du musée d'Oldenbourg : Anonyme.

673. Psyché transportée au ciel. Reproduit en photogravure par Paulussen.

679. La Marche de Silène. La planche 208, mentionnée par nous comme reproduisant cette composition, est faite d'après une gravure anonyme et se rapporte à une autre Marche de Silène, décrite sous notre numéro 677.

Tome III, page i65. Le Triomphe de Bacchus. La gravure de Jehner (V. S. 134) représente Bacchus dans les nuages, assis sur le dos d'un génie qui vomit; deux autres génies remplissent le verre que le Dieu tient à la main ; un quatrième est assis sur un tonneau. Dans le haut, Apollon sur le Char du Soleil. La composition n'est pas de Rubens.

682. Les Noces de Thétis et de Pelée. Dans la collection Heseltine, à Londres, se trouve une esquisse de la main de Rubens, correspondant à la gravure de François Van den Wyngaerde (Panneau. H. 28, L. 43). La peinture est d'un ton doré, en harmonie avec la robe rouge de Jupiter et avec les draperies de même couleur sur lesquelles Vénus est assise. L'exécution est vive et franche, quoique soignée. Le propriétaire actuel a acheté le tableau à la vente Nieuwenhuys (Londres, i885). En le comparant avec la gravure, on remarque que celle-ci

(i) DOM. BauDIUS: Poematiim nova editio. Lugd. Bat., God. Basson. 1616. p. 578.

est notablement plus en hauteur; dans son état actuel, l'esquisse est coupée immédiatement au-dessus de la main de Minerve qui tient la lance. La gravure est en sens inverse de la peinture. Nul doute que cette dernière ne soit celle qui a passé par les ventes De Roore et Van der Mark. Elle a été photographiée par un anonyme.

583. Le Tigre et l'Abondance. Vers i858, W. E. Gladstone, le célèbre homme d'état anglais, vendit le tableau, qui appartenait à son beau-frère Lord Lyttelton, à Nieuwenhuys, pour la somme de 525 livres sterling. Environ trois années plus tard, Nieuwenhu3's l'exposa en vente chez Christie et le racheta à 5o ou 65 livres sterling (i). Dans la vente Nieuwenhuys, il fut adjugé à Sedelmeyer pour la somme de 25o livres sterling.

586. La Naissance de Vénus. Suivant Bode, le tableau de la galerie de Sans-Souci présente des retouches de la main de Rubens; les Amours seraient même peints par lui sur le ciel, après que le tableau fut terminé par un élève. Il daterait de i6i3 ou de 1614 (2).

68g. La Toilette de Vénus. Le tableau est ordinairement suspendu contre le jour; vu en meilleure lumière, il nous a semblé dater de i5io à 1612. Bode place l'original du Titien au musée de l'Ermàtage à St. Petersbourg, n° gg.

6gi. Vénus et Adonis. Entre 161 1 et i6i3, Dom. Baudius mentionne une Vénus et Adonis par Rubens (3).

700. Vénus dans la grotte de Vulcain. Du tableau primitif, Vénus se réchauffant, une troisième copie faite par Matthijs van Bergen, l'élève de Rubens, se trouve dans les collections du roi de Prusse (4).

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