L'ADORATION DES ROIS
St.-Pe'tersbourg. Miise'e de l'Ermitage, 536. Toile. H. 236, L. 277.
ANS un bâtiment en ruines, la Vierge est assise tenant l'enfant sur les genoux. Un mage, en large robe blanche, est agenouillé devant elle et offre à l'enfant un vase d'or renfermant des pièces de monnaie du même métal. Le petit Jésus y plonge la main. Derrière Marie, St. Joseph, une main appuyée sur un bâton, de l'autre montrant le spectacle à deux des mages. Au milieu de la composition, le roi nègre se tient debout ; il ■ est vu de dos et porte un immense manteau rouge dont la traîne est soulevée par un page. Il a en main une haute coupe en forme de calice, avec couvercle. Derrière lui, le troisième mage, vêtu d'une robe verte, tient un encensoir ; à côté de celui-ci, un homme coiffé d'un turban blanc étend la main et semble parler. Derrière eux et descendant les degrés d'un escalier, la suite des mages à cheval et à pied, armée en partie de lances. Sur le devant, une colonne dont le chapiteau détaché git à côté du fût.
Bonne composition, qui ne mérite toutefois pas l'éloge exagéré de Waagen. L'exécution est faible et trahit la main d'un élève, dont le travail est légèrement retouché par le maître.
La date est incertaine, il faut la placer probablement vers 1620.
Acheté par ordre de Catherine II, à la vente Dufresne (Amsterdam, 22 août 1770), au prix de i3oo florins.
Gravure: V. S. 5y, Nie. Ryckemans. La gravure est en hauteur, le tableau est en largeur.
Voir planche 58.
1751. L'Adoration des Rois.
Toile. H. 243, L. 3o8.
|ne composition, entièrement semblable à la précédente, orna longtemps le maitre autel de l'église St. Martin, à Bergues St. Winoc. Elle fut vendue, en 1766, par la fabrique d'église qui avait à pourvoir à des frais de réparation. Le célèbre amateur Randon de Boisset l'acheta. A la vente de sa galerie qui eut lieu en 1777, le tableau fut reconnu comme une copie et ne put trouver d'enchérisseur sur 10,000 livres, pour lesquelles il fut présenté. A la vente de Lebrun, en 1791, il n'atteignit que g,5oo fr. et à celle de M. Robit, le 11 mai 1801, il descendit à 7,g5o fr. Il fut acheté à cette dernière vente par Naudon, probablement pour compte du cardinal Fesch ; car, à partir de ce moment, il appartint à ce dernier. Il est décrit dans le catalogue Fesch, sous le n'^ igg, et fut vendu à Rome, le 17 mars 1845. Thibaut en devint acquéreur, au prix de 25oo scudi (i3,75o fr.). Dans la vente Charles Bonaparte, en i853, il fut vendu 1200 liv. st. à M. Bâtes. .
Le catalogue Fesch lui donne comme dimensions, en hauteur, 7 pieds, g pouces, 6 lignes ; en largeur, g pieds, 5 pouces, 5 lignes.