LA SAINTE FAMILLE
JÉSUS, MARIE, JOSEPH
(L'enfant embrasse sa mère.)
A Vierge entoure des deux bras l'enfant qui, les jambes écartées, est assis sur ses genoux et retourne la tête pour l'embrasser. D'une main, il caresse Marie sur la joue ; de l'autre, il tient le voile qui couvre la tête de sa mère. St. Joseph, le coude appuyé sur le genou, pose la tête sur la main en regardant les tendres caresses qu'échangent l'enfant et la mère. Dans le fond, un paysage boisé.
M. Henri Hymans fait observer que la planche gravée porte le nom de Gio. Batt. Barbé. Cette forme italienne du prénom et le fait que la Sainte Famille est conçue dans le goût de Baroche ou de Paggi, l'amènent à dire que le tableau fut peint et gravé en Italie, pendant le séjour simultané de Rubens et de Barbé dans ce pays (i).
Gravure : V. S. 142, Barbé (Titre : Fœlicia prorsus ociila etc.).
(i) H. Hymans: Op cit. p. 3i.
2i8. LA SAINTE FAMILLE.
JÉSUS, MARIE, JOSEPH
(L,' enfant assis sur les genoux de sa mère.)
Paris. Collection Schneider.
Toile. H. i3g, L. io6. Figures grandeur naturelle.
['enfant Jésus, assis sur les genoux de la Vierge et la tête appuyée sur le sein de sa mère, regarde le spectateur. St. Joseph, vu de profil, complète et contemple le groupe.
" Ce tableau, par son style, sa couleur et l'expression divine des figures, égale non seulement les chefs-d'œuvre du musée d'Anvers, mais rappelle la plus belle inspiration italienne. Qualité et conservation exceptionnelles.
- Cette toile si importante était placée autrefois dans un couvent de Jésuites à Munich. Elle fat apportée en Angleterre à la fin du siècle dernier par Hill, après la suppression du couvent, j^ Voilà comment le catalogue de la vente Schneider parle de ce tableau.
Dans cette vente, il fut retenu par la famille à 72,000 francs. Selon le journal la République Française, c'est une imitation plus que médiocre.
Gravé par A. Gilbert dans le catalogue de la vente Schneider et dans la Gazette des Beaux- Arts.
Un tableau de la galerie du duc de Marlborough représentait la même composition. C'était une œuvre inférieure et apocryphe. Dans la vente de la galerie de Blenheim, le 24 juillet i885, elle fut achetée 1000 livres sterling par Agnew, probablement pour le compte du vendeur.
JÉSUS, MARIE, JOSEPH
(Des anges apportent des fleurs et des couronnes.)
Madrid. Muse'e, i562.
Esquisse. Panneau. H. 35, L. 23.
\k Vierge, assise sur un piédestal, tient l'enfant debout sur les genoux. Saint Joseph, assis plus bas, élève la main vers elle. A gauche, on voit une colonnade ; à droite, des fleurs grimpantes ; dans le haut, deux anges qui apportent des couronnes à Marie et à son fils.
C'est une pièce insignifiante, pâle de couleur, d'authenticité douteuse. Anciennement dans la collection de Doiïa Isabel Farnesio.