‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 3)Chapitre 58 sur 161 · LA SAINTE TRINITE AVEC DES SAINTS · texte numérisé non relu

LA SAINTE TRINITE AVEC DES SAINTS

Weimar. Musée grand-ducal, 109.

Toile. H. 214, L. 144.

|oici comment J. Smith (II, 902) décrit ce tableau : - La Sainte Trinité ou une allégorie de la Religion Chrétienne. Dieu le père est représenté assis sur les nuages, tenant le sceptre en main ; Dieu le fils est assis en face de lui, tenant sa croix. Au-dessous d'eux, un globe est soutenu par trois anges, et au-dessus d'eux, se trouvent trois autres anges, au milieu d'innombrables chérubins. Dans la partie inférieure du tableau, l'on voit St. Jean l'Évangéliste qui tient un calice en main et son Évangile sous le bras, ainsi que St. Paul, l'apôtre des gentils, la main droite placée sur l'épaule d'un enfant, dont l'attention est attirée vers les mystères de la Divinité. Les trois dernières figures sont vues à mi-corps. ^

Ajoutons pour compléter cette description que la figure du Christ, celle de Dieu le père, ainsi que le groupe des trois petits anges autour du globe, sont, à peu de chose près, les mêmes dans la Trinité de Weimar et dans celle de Munich.

Smith dit encore : « Cette peinture capitale fut exécutée pour l'église de l'Ange Gardien, à Madrid. Je l'ai achetée dans une vente chez M. Christie^ en 1827, au prix de 170 guinées. Elle a été vendue dans ma collection, en 1828, pour la somme de 25o guinées et achetée par M. Norton. Elle se trouve maintenant (c'est-à-dire en i83o) dans la collection de M. D. Baillie. "

Le 12 août i85o, le tableau fut offert en vente dans la collection de Guillaume II, roi de Hollande, et retiré par la famille royale, au prix de 7900 fr. Il parut de nouveau, dans la seconde vente de Guillaume II, le 9 septembre i85i, et fut adjugé à Brondgeest, un des directeurs de la vente au prix de Sgoo fi., pour compte de la grande-duchesse de Weimar, fille de Guillaume II.

Dieu le père.

Ce tableau surmontait, à l'origine, l'Erection de la Croix, peinte par Rubens pour le maître autel de l'église de Ste. Walburge, à Anvers. Il en a été détaché lors de la reconstruction de cet autel en 1737. Il fut gravé par

J. J. Van den Berghe lorsqu'il faisait partie de la collection de M. J. Vinck, seigneur de Westwezel. Nous en parlerons plus amplement à l'article Érection de la Croix.

St. Michel terrassant les anges rebelles.

Sujet d'un des plafonds de l'église des Jésuites, à Anvers. (Voir n° i.)

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