‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 3)Chapitre 63 sur 161 · LE JUGEMENT DERNIER · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT DERNIER

Gênes. Galerie du marquis Cesare Durazzo, Palais Balbi, via Balbi. H. 100, L. 90.

E Christ siège dans le haut du tableau, ayant à sa droite sa mère et des apôtres, à sa gauche Moïse, St. Jean-Baptiste et d'autres saints. Des deux côtés, les anges portent la croix et la colonne. Au-dessous du Sauveur, un ange sonne de la trompette pour convoquer

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l'humanité au Jugement dernier. A sa droite et au milieu, les bienheureux montent au ciel, soulevés ou soutenus par des anges. A sa gauche, St. Michel et d'autres anges armés de la foudre précipitent les réprouvés que des démons à tête de monstres, attirent vers l'abîme infernal. Dans le bas, quelques morts ressuscitent.

C'est une composition à figures innombrables couvrant l'espace du tableau, qui manque absolument d'unité et, par là même, d'effet. L'ordonnance rappelle celle du Jugement dernier de Michel-Ange, mais les personnages et les groupes diffèrent entièrement.

Nous n'avons pas vu le tableau, et ne pouvons juger ni de sa valeur, ni de son authenticité d'après la gravure de Rosaspina, le seul document que nous ayons à notre disposition.

Nous ferons observer toutefois que l'esquisse de l'Assomption des Justes, qui se trouve à la Pinacothèque de Munich et qui est attribuée à Rubens, reproduit deux des principaux groupes de la présente composition.

Si le tableau était réellement de la main de Rubens, il serait permis de le faire dater de son séjour en Italie. Cette circonstance expliquerait la faiblesse de l'ordonnance.

Gravure : V. S. 455 et 455, Francesco Rosaspina. Le tableau se trouvait dans la galerie du marquis Luigi Grimaldi délia Pietra lorsqu'il fut gravé. Voir planche 25.

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