LE SACRIFICE D'ABRAHAM
Tableau inconnu.
|sAAC est angenouillé contre un bloc de maçonnerie sur lequel brûle un réchaud posé sur de grosses et de menues branches. Il est vu de face et nu ; les bras sont liés sur le dos. La prévision du sort qui lui est réservé a fait à moitié évanouir le jeune homme. Abraham est armé d'un couteau pointu et a levé le bras droit pour percer son fils, lorsque l'ange vient arrêter sa main. Le patriarche, tout étonné, lève les yeux, en regardant le messager céleste. Il a une superbe tête de vieillard ; son corps robuste est drapé dans un ample vêtement lié autour des reins. Derrière les personnages, on aperçoit un gros arbre et des broussailles dans lesquelles un bouc s'est embarrassé par les cornes.
Comme le fait observer M. Henri Hymans, cette composition, à en juger par la gravure, semble appartenir à la première époque de Rubens.
Gravure : V. S. 25, Andréas Stock. (Dédicace : Spectabili ornatissimoque viro D. Timanno Volbergio Qusestoris generalis confœderatarum Belgii provinciarum Commissario, Domino et amico suo colendissimo tabulam hanc in perpetui amoris monimentum libens meritoque dicabat atque consecrabat Andréas Stock sculp. Au troisième état de cette planche, la dédicace est coupée, ainsi que la signature d'André Stock et Corn. Galle a mis son nom à la place de celui du graveur. 27, G. Huck ; 28, Anonyme (Martinus Van Beusekom exe), copie de la planche de Stock, avec un paysage à gauche.
Un tableau de cette composition existe ou a existé au château des rois de Prusse à Potsdam. Il était peint sur toile et mesurait 7 pieds g pouces de hauteur, sur 5 pieds de largeur (i).
(i) Description des tableaux de la Galerie royale et du cabinet de Sans-Souci n° 3. (Potsdam 1771).
L'inscription de la gravure de G. Huck affirme que le tableau original se trouvait dans le cabinet de George Oelrichs, juge de la ville de Brème. Voir planche 2g.
On range dans l'œuvre gravé de Rubens une planche sans nom de peintre, éditée par Corn. Galle. On y voit Abraham tenant la main gauche sur la tête de son fils qui est assis sur une pièce de bois devant servir de bûcher. De la main droite, le patriarche a levé le glaive. L'ange retient son bras, et lui montre le bouc; Abraham tourne la tète, étonné de se sentir arrêté. Il est drapé dans un large vêtement que retrousse un cordon qui lui passe sur l'épaule. Isaac a les yeux bandés et les pieds repliés sous lui. A l'extrême droite se trouve un vase d'où la flamme et la fumée s'échappent ; à gauche, un bouc est couché par terre, au pied d'un arbrisseau et d'un arbre.
La composition, telle que nous la fait connaître la gravure, ne saurait être attribuée à Rubens. Elle semble avoir été faite pour un plafond.
Gravure : V. S. 26, Anonyme (Corn. Galle exe).
La collection Albertine, à Vienne, possède un dessin représentant le Sacrifice d'Abraham, différant sensiblement des deux, compositions que nous venons de décrire et attribué, non sans quelque témérité, à Rubens.
Le sacrifice d'Abraham.
Sujet d'un des plafonds de l'église des Jésuites, à Anvers (Voir n° 11).