‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 15 sur 213 · LA PECHE MIRACULEUSE · texte numérisé non relu

LA PECHE MIRACULEUSE

IX apôtres s'occupent de la pêche, au bord de la mer. L'un d'eux est descendu à terre et, accroupi, tire à une corde ; un second met un pied sur le sol ; les quatre autres se trouvent encore dans la barquette, deux tirant le filet, le troisième s'appuyant sur une perche, le quatrième maniant la gaffe. De grands poissons remplissent le filet. A l'exception d'un seul, ces hommes ont le buste nu. Dans le fond, la mer ; dans le ciel couvert de nuages, on voit deux oiseaux. Les personnages forment un beau groupe de travailleurs, aux membres robustes, aux mouvements variés.

Gravure: V. S. 140, P. Soutman.

Le 28 mars i6ig, Rubens s'adresse à Dudley Carleton, pour qu'il sollicite des États-Généraux, en faveur du peintre, le privilège de ses gravures. Il est dit dans la lettre que l'ambassadeur anglais avait offert aux membres des États les gravures d'une Chasse et de la Pêche miraculeuse. M. Henri Hymans estime que c'est de la pièce de P. Soutman qu'il s'agit (i). Nous croyons que c'est la Pêche miraculeuse de S. a Bolswert qui fut offerte à cette occasion. En effet, cette planche formait un présent plus convenable que la petite eau-forte de Soutman et Rubens, dans sa lettre à Dudley Carleton, rappelle clairement l'inscription de la grande gravure : Ex hoc jam homines eris capiens (2). Cette dernière daterait donc de 1619 et les privilèges y auraient été gravés, après la distribution des exemplaires aux seigneurs hollandais.

Le Christ marchant sur les eaux.

Nancy. Musée, 234.

Jadis à Malines. Église de Notre-Dame.

Prédelle de la Pêche miraculeuse. Voir n° 252.

Le Christ marchant sur les eaux.,

Dresde. Musée, 923.

Panneau. H. 100, L. i38.

Une barque est ballottée sur une mer violemment agitée ; les hommes pleins de frayeur rament tant qu'ils peuvent et carguent la voile. Les ondes

(1) H. Hymans: Op. cit. P. 124.

(2) ...che da vero sono riusciti per noi piscatores hominum. (Rubens à Dudley Carleton, 28 mai 1619. NOÉL SaINSBURY : Op. cit. p. 248.)

s'élèvent au-dessus de l'embarcation et s'écroulent sur elle ; tout autour, on voit la mer sombre. C'est une espèce d'esquisse indiquant comme thème à développer des hommes en danger sur une mer en fureur.

Acheté en 1749 de la veuve Gersaint, au prix de 1200 liv.

Faussement attribué à Rubens.

Jésus-Christ dormant tandis qu'une tempête menace la barque des Apôtres.

Un tableau représentant ce sujet (H. 3 pieds 4 pouces, L. 4 pieds 10 pouces) fut vendu dans la collection de la veuve de Jacques de Wit, à Anvers, en 1741, et acheté par Van Looy pour la somme de g5 florins.

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