‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 156 sur 213 · SAINT GEORGES DANS UN PAYSAGE · texte numérisé non relu

SAINT GEORGES DANS UN PAYSAGE

Londres, Buckingham Palace, 1 5o.

Toile. H. i53, L. 226.

E saint, sous les traits de Charles I, se trouve debout au milieu du tableau, un pied sur la tête du dragon qu'il vient de tuer. Il est revêtu de sa cuirasse et tend à Ste. Agnès, debout devant lui, sous les traits de la reine Henriette-Marie, une ceinture attachée au cou du monstre. Au premier plan, on voit des cadavres d'hommes tués par le dragon. A droite, un cavalier portant un drapeau et un domestique tenant le cheval du saint ; plus haut, sur des rochers et dans les arbres, de nombreux spectateurs contemplent la scène. A gauche, par terre, quatre femmes qui expriment leur joie d'être délivrées du monstre et deux enfants. Près du groupe de St. Georges et de Ste. Agnès se tiennent trois femmes, étonnées et épouvantées. Dans le ciel, deux anges apportent des couronnes. Dans le fond, on voit un beau paysage traversé par une large rivière.

C'est une peinture très sombre, mal pendue et mal éclairée ; aussi est-il impossible de s'en faire une idée exacte.

D'après Walpole, le tableau fut fait pendant le séjour de Rubens à Londres, ■ en 1629-1630, par conséquent. Cet auteur dit : « Durant son séjour à Londres, Rubens peignit pour le roi un St. Georges haut de 4 et large de 7 pieds. Sa Majesté est représentée sous la figure du saint et la reine sous celle de Cléodelinde. Chaque figure a un pied et demi de hauteur. Dans le lointain, on voit le château de Richmond et la Tamise » . Dans une lettre appartenant au British Muséum et datée du 5 mars i63o, il est dit : ^ Mylord Carlisle a deux fois en une semaine invité à une fête splendide l'ambassadeur espagnol et aussi M. Rubens, l'agent qui a préparé la voie pour l'arrivée de l'ambassadeur.

En l'honneur de notre nation, il a peint l'histoire de St. Georges, dans laquelle il s'est, si possible, surpassé lui-même. Mais il a renvoyé le tableau en Flandre, chez lui, pour y servir de témoignage de son séjour et de ses occupations ici. ^ En citant cette lettre, Walpole ajoute en note : " C'était là je suppose une répétition du tableau fait pour le roi. L'une des deux pièces est dans la collection du comte de Lincoln. » (i)

Le tableau fit partie ensuite de la collection du duc de Richelieu et fut décrit par de Piles ; puis de la galerie d'Orléans, dans laquelle il fut acheté, en 1798, par M. Morland, à 1000 guinées. En 1814, le prince régent d'Angleterre l'acheta.

Gravures : V. S. 62, Duplessis, Berthauld et Liénard (dans la galerie d'Orléans). J. C. Le Vasseur a représenté la même composition, d'après un tableau de Teniers, appartenant à M. de Peters, peintre ordinaire de S. A. R. le prince Charles de Lorraine ; seulement, du groupe des deux cavaliers on ne voit que la partie antérieure du cheval de St. Georges ; les spectateurs dans les arbres manquent.

Saint Georges avec le dragon.

Volet du triptyque de Saint Georges (Voir n° 440).

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