‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 179 sur 213 · SAINT JEAN BAPTISTE ET SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE · texte numérisé non relu

SAINT JEAN BAPTISTE ET SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE

Madrid. Musée de l'Acade'mie San Fernando. Panneau. H. 64, L. 5o.

AiNT Jean Baptiste est debout ; son corps hâlé est en partie enveloppé d'une peau de mouton. Il étend une main ; à côté de lui se trouvent son agneau et une épée. St. Jean l'Evangéliste, vêtu de rouge et de bleu, pose le pied sur deux livres et en tient un troisième sur le genou. Il lève la tête pour regarder l'aigle planant au-dessus de lui.

Le tableau est de la main de Rubens et date probablement de son premier séjour en Espagne.

St. Jean l'Evangéliste.

Suivant Pacheco, Rubens, lors de son second séjour en Espagne, peignit un St. Jean l'Evangéliste pour le frère du duc de Maqueda, don Jaime Cardona.

St. Jean l'Evangéliste à Pathmos.

Revers du volet de droite de V Adoration des Rois dans l'église St. Jean, à Malines (Voir n^ i65).

St. Jean l'Evaiigélisle dans l'huile bouillante.

Volet de droite de VAdoration des Rois dans l'église St. Jean, à Malines (Voir n° i63).

St. Jean écrivant l'Evangile.

Volet du Christ à la paille au Musée d'Anvers (Voir n° 328). Gravé par Michel Verswijvel (V. S. go).

St. Jean l'Evangéliste.

Il existe une gravure sur bois (V. S. 88) et une autre en taille-douce (V. S. 8g), représentant St. Jean l'Evangéliste, tenant de la main gauche un

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calice d'où sort un serpent. Dans le bas de la première planche, on distingue les lettres P. P. R. tracées d'une manière peu distincte.

Une gravure en manière noire, par R. Laurie (V. S. 94), représente le même saint le buste nu, agenouillé devant une paroi de rocher, les deux bras étendus, tenant le crucifix d'une main. Sur un rebord du rocher sont posés un livre ouvert et un crâne. Dans le haut de la composition, on voit une main sortant des nuages et tenant une trompette. Le graveur cite comme explication du sujet les mots de l'Apocalypse (Chap. IV, v. I) : - Et j'entendis comme une trompette me parler. - Le tableau se trouvait en 1786, l'année où il fut gravé, dans la collection de Samuel More.

Une troisième gravure, par F. Eisen (V. S. 91), représente St. Jean l'Evangéliste vu de profil, la tête renversée, les regards dirigés vers le ciel, les longs cheveux descendant en boucles sur le dos, le vêtement largement ouvert sur la poitrine. Il présente de l'analogie avec le St. Jean l'Evangéliste du volet du Christ à la paille. Peut-être est-ce une étude pour cette figure.

Voorhelm Schneevoogt (92) mentionne un St. Jean l'Evangéliste, figure en pied dans un paysage, gravure anonyme (Gantrel exe), sans nom de peintre.

5/. Jean Chrysostome.

Sujet d'un des plafonds de l'église des Jésuites, à Anvers (Voir n° 27). 463. SAINT JÉRÔME DANS LE DÉSERT.

Dresde. Musée, 955.

Toile. H. 236, L. i63.5.

JAiNT Jérôme, absorbé dans la prière, met un genou en terre devant un bloc de rocher portant un crucifix, au pied duquel sont posés deux livres, dont l'un est ouvert et supporte un crâne. Une draperie rouge entoure le corps du saint et laisse à découvert la plus grande partie du buste, un bras tout entier et la moitié de l'autre. A côté de lui, son lion est endormi, la tête posée sur les pattes de devant. Le fond est formé par une paroi de rocher gris et sombre, par quelques arbres croissant sur le penchant de la colline et par une échappée de vue sur le ciel. L'expression du saint est excellente ; elle atteint une grande intensité, sans

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tomber dans l'emphase. C'est un fort beau tableau, aux nuances douces, à la facture très soignée. Le plissement de la peau ratatinée sur le corps robuste est admirablement rendu. Les chairs sont traitées dans un ton clair, la draperie rouge est d'une pâte uniforme ; une lumière douce est répandue sur la figure, qui la fait ressortir vivement sur le fond sombre.

Le tableau date évidemment de la première moitié de la carrière de Rubens. Le ton clair de la carnation ferait croire qu'il fut fait après le retour du maître d'Italie, mais l'exécution minutieuse, un peu sèche, ainsi que les proportions colossales des bras et du torse du saint, nous la font ranger parmi ses productions de l'époque italienne.

L'œuvre est tout entière de la main de Rubens. Elle porte ses initiales P.P.R.

Elle provient de la galerie du duc de Modène.

Le St. Jérôme de Van Dyck qui, au musée de Dresde, est suspendu à côté de celui de Rubens, a été évidemment inspiré par le tableau du maître, mais paraît rude et tourmenté quand on le compare à son modèle.

Photographies : A. Braun et Photographische Gesellschaft.

Descamps cite un second St. Jérôme à la Vénerie, près de Turin (i).

Rubens copia pour l'empereur Rodolphe II deux tableaux d'après le Corrège, parmi lesquels se trouvait peut-être un St. Jérôme méditant sur une tête de mort (Voir plus haut, p. 6i).

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