‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 188 sur 213 · SAINTE MADELEINE REPENTANTE · texte numérisé non relu

SAINTE MADELEINE REPENTANTE

New-York. Collection Hermann Linde.

Toile. H. 173, L. ii5.

\ Madeleine est assise contre un rocher ; à gauche, on a une échappée de vue sur le paysage chaudement éclairé. Elle lève les yeux en larmes vers le ciel ; ses cheveux sont déliés et retombent sur le dos. La main gauche est repliée sur la poitrine. Un des pieds est posé sur une tête de mort, dans laquelle passe un serpent. La main droite tient une draperie rouge qui recouvre les reins, un léger tissu blanc couvre la taille et entoure le bras droit. Dans le paysage, deux cerfs paissent et un troisième se désaltère à l'eau d'une rivière.

La Madeleine est vue de front ; ses chairs opulentes ont une blancheur éclatante, très finement nuancée. Les formes sont peu nobles, mais l'expression de la tête est profonde. La figure est entièrement peinte de la main de Rubens. Les accessoires sont d'un collaborateur ; le paysage de Luc Van Uden. Rubens a jeté dans le ciel les traînées de chaude lumière cju'on y remarque.

Hélène Fourment a servi de modèle. Le tableau date de i635 à 1640 et a beaucoup de rapport avec la Ste. Cécile du Musée de Berlin qui date de la même époque.

Une répétition réduite ou une esquisse de cette Madeleine se trouvait dans la vente Horion ; elle était haute de 5o centimètres et large de 34 centimètres.

Dans la collection du roi de Prusse, au vieux château, à Berlin, se trouve un tableau (H. 188, L. 258), où la même Madeleine est assise dans un grand paysage rocheux. A droite, deux anges, dont l'un regarde une fiole lacrymale et dont l'autre tient un crucifix. A gauche, deux anges, dont l'un tient un paquet de verges, l'autre une discipline.

C'est une copie de la Madeleine de la collection Linde, avec des figures ajoutées à droite et à gauche, comme cela se voit dans beaucoup de copies d'après Rubens, faisant partie de la galerie de Sans-Souci. Elle provient de la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 29), où elle fut adjugée à 400 florins.

Gravure : V. S. Sy (Le tableau de la vente Horion), N. v. D. Bergh (Inscription : Gravée d'après le tableau original de P. P. Rubens, i pied i pouce de large, i pied 7 pouces de haut).

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