‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 189 sur 213 · AU MONDE · texte numérisé non relu

AU MONDE

AiNTE Madeleine, légèrement penchée, est debout devant une table, recouverte d'un tapis richement coloré, à franges d'or, sur laquelle se trouvent deux livres, l'un fermé, l'autre ouvert et debout sur le premier. La sainte est vêtue d'une robe écarlate ; ses cheveux châtains sont défaits ; l'épaule droite est découverte, de même qu'un des seins, à moitié caché sous un linge blanc. Dans sa robe relevée, elle porte des bijoux, spécialement des colliers et des bracelets. La robe inférieure noire pend jusque sur le pied droit, dont on distingue la partie supérieure nue. Dans le fond, une lumière douteuse. Les traits de la Madeleine sont fort beaux, les cheveux frisonnants sont ramenés sur le front. C'est évidemment Hélène Fourment cpi a servi de modèle et le tableau doit dater de i635 environ.

Il se trouvait autrefois dans l'église St. Jacques, à Bruges. Il a disparu et a été remplacé par une copie (H. 187, L. i3o) faite par Duhamel (i). Nous n'avons vu que cette copie.

Par les héritiers de Rubens une copie de Marie Madeleine, vêtue de rouge, fut donnée à Herman Denyt (2).

Gravure : V. S. 5g, P. Spruyt. Dans cette estampe, la sainte est représentée jusqu'aux genoux.

Sainte Madeleine repentante.

Il existe une eau-forte attribuée à Rubens et représentant la Madeleine repentante (V. S. 56. Le premier état est sans inscription ; le second est singné : P. Paul Rubens).

La sainte est agenouillée auprès d'un rocher ; une forte clarté tombe sur elle. Elle est nue jusqu'à la ceinture et lève le visage tout en pleurs vers le ciel. Avec un geste de désespoir, elle tire ses cheveux de la main droite

(i) Inventaire des objets dart de la Flandre occidentale. Bruges, i852. P. 285.

(2) Item aen Herman Denyt, by accorde gegeven, twee copyen deen daer den Hertoge van Bocquingam ten hemel opgeheven wort, ende dander van Maria Magdalena int root gecleet, ende dat doordyen den heer afflyvigen gehouden was hem een schilderye te retocqueren, dienende hier p. memorie (P GÉNARD : Succession de P. P. Rubens. Bulletin des Archives d'Anvers. II. 86).

tout en les retenant de la gauche, de façon qu'il lui soit impossible de les arracher ou de se faire du mal.

Dans la vente Wauters (Bruxelles, 1794), on adjugea à 32 florins : " La Madeleine au désert s'arrachant les cheveux. Esquisse telle qu'elle est aussi gravée par Rubens. r. (H. 65, L. 52 centimètres.)

Une gravure portant le nom de Rubens représente la Madeleine agenouillée sur un bloc de rocher, les jambes et les seins nus, une draperie grossière autour du milieu du corps, les cheveux tombant sur les épaules. A droite, on voit une grotte ; à gauche, une gloire céleste. Son attitude est celle du repentir ; elle a une main sur la poitrine, une autre levée.

Gravure : V. S. 61, Anonyme (C. Galle exe).

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