LA PÈCHE DU POISSON POUR PAYER LE TRIBUT
Dublin. Musée, 38.
Toile. H. 199, L. 218.
Ia composition est identique à celle de la gravure anonyme attribuée à Vorsterman (V. S. 188). Seulement il y a de plus, au milieu de la composition, sur le devant, un disciple agenouillé vu de dos. (Voir notre n^^ 247.)
Ce tableau, après avoir fait partie de la collection Desenfans, fut acheté à Londres, en 1872, par le musée de Dublin.
Le 28 avril i5i8, Rubens offrit à Sir Dudley Carleton, au prix de 5oo florins, un tableau qu'il décrit ainsi : - St. Pierre tire du poisson le denier
du tribut ; autour de lui d'autres pêcheurs de grandeur naturelle. Peinture originale de ma main. H. 7 pieds, L. 8 ^ (i).
Sir Dudley Carleton l'acquit en échange de marbres antiques. Le 11 septembre 1618, il l'inscrit sur une liste de ses tableaux destinée au marchand du roi de Danemark (2).
Comme Rubens déclare que cette œuvre fut exécutée de sa propre main et que, au témoignage du catalogue de la Galerie Nationale de Dublin, le tableau de ce musée est un travail de ses disciples, où l'on ne reconnaît qu'un petit nombre de retouches de sa main, les deux peintures ne sont pas identiques, comme on a cru pouvoir l'affirmer (3).
Gravure : V. S. 191, Anonyme (Nie. Lauwers exe).
Dans la vente van Schorel (Anvers, 1774) parut un tableau représentant le même sujet (Toile. H. 222, L. 180). Les disciples y sont au nombre de dix et les personnages, correspondant à ceux des tableaux de Malines et de Dublin, présentent des différences dans les têtes. Il fut acquis par de Pester, au prix de 290 florins.
Le Christ bénit les enfants.
Collection de M. Charles Butler.
Toile. H. 134, L. 198.
|e Christ impose la main droite sur la tête d'un des quatre enfants qui lui sont amenés par le père et la mère. Derrière le Sauveur se trouvent trois apôtres. Les figures, de grandeur naturelle, sont vues jusqu'aux genoux.
Le tableau n'est certainement pas de Rubens ; la ressemblance de la tête de la mère et de celle du Christ avec les figures de Jordaens est frappante, mais les chairs sont trop pâles pour être de ce maître. Il n'y a qu'Adam van Noort à qui l'on puisse attribuer cette œuvre, avec quelque probabilité.
Smith (Catalogue. II, 846) l'attribue à van Diepenbeeck ; Waagen (Treasures. in, 125) constate qu'il s'éloigne du style ordinaire de Rubens, mais ne sait à
(i) Noël SaiNSBURY : Papers relating to Rubens. P. 3o.
(2) Ibid. P. 46.
(3) ADOLF ROSENBERG : Rubensbriefe. P. 45.
quel peintre de son école, il pourrait attribuer ce tableau, dont il fait un grand éloge.
L'œuvre faisait naguère partie de la galerie du duc de Marlborough à Blenheim. Elle fut acquise, en 1886, par le propriétaire actuel, au prix de 800 liv. st.
Dans la vente du chevalier Érard (Paris, 23 avril i832), un tableau attribué à Rubens, traitant le même sujet et comptant quinze personnages, fut adjugé à 4600 fr.
Le bon Pasteur.
Il existe une gravure de ce sujet, d'après une composition attribuée à Rubens. Le Christ est debout, la main droite levée pour bénir, la gauche tenant la houlette. Dans le paysage montagneux, on aperçoit des brebis.
Estampe très mal gravée, composition peu digne de Rubens et probablement attribuée à tort au maître, quoique sur la gravure on lise les mots : " Ex archetypo P. P. Rubens. - Cette inscription et le nom de l'éditeur semblent être l'œuvre d'un faussaire.
Gravure: V. S. 201, Anonyme (G. Hendricx exe).