DÉCOLLATION DE ST. JEAN-BAPTISTE
[a galerie du duc de Richelieu a possédé un exemplaire de la même composition que la Décollation de St. Jean-Baptiste représentée sur un des volets du triptyque de l'église St. Jean, à Malines. On y voit le bourreau qui d'une main tient la tête, de l'autre son glaive et met le pied sur le cadavre gisant à terre. Salomé porte le plat ; une vieille femme, la torche. Dans le fond, il y a des soldats. Le tableau mesurait 6 pieds 6 pouces de haut et 5 pieds 6 pouces de large. De Piles le décrit, dans son Cabinet de Monseigneur le Dite de Richelieu (i). Il disparut lors du remaniement de la galerie (2). Il existe une gravure de cette composition, sans les soldats dans le fond. Gravure: V. S. 160 et i6g, Pierre de Jode (dans un ovale).
Il existe encore une gravure d'une composition attribuée à Rubens, représentant le même sujet. Au milieu, le bourreau tient la tête de St. Jean dont le cadavre git par terre ; à gauche, une princesse orientale suivie de ses femmes; à droite, le groupe des spectateurs du Cyriis et Tliomyris, de Rubens: l'homme au turban, celui au bonnet hongrois et les soldats. Cet amalgame ridicule, datant du XVIII^ siècle, porte les indications " P.-Paulus Rubens pinxit. Hecquet sculp. Paris, chez Hecquet, place Cambray, à St. Maur.
Gravure: V. S. i5i, Hecquet.