LE CHRIST EN CROIX
Collection Woodin {1840).
Panneau. H. io3, L. 76.
E Christ est représenté mourant ; son visage est levé vers le ciel ; une bande de toile blanche, dont un des bouts flotte à droite, lui entoure les reins. Sur une éminence, qui forme une partie du premier plan, à droite, croissent un palmier et quelques buissons ; dans le lointain, à gauche, des sommets de bâtiments s'aperçoivent vaguement. La lumière du soleil, affaiblie par l'éclipsé, teint les bords d'une petite partie des nuages noirs et agités qui couvrent tout le firmament - (i).
Vendu dans la collection du baron S. Clarke et de M. G. Hibbert, en 1802, au prix de i5o guinées. Acheté par M. Woodin, à 5j guinées, dans la collection du baron Simon Clarke, en 1840.
Un Christ mourant sur la croix, avec la ville de Jérusalem dans le lointain, passa dans la vente du cardinal Valentini (Amsterdam, 1763) et fut vendu 1220 florins. Dans la vente de Leendert de Neufville (Amsterdam, lyôS), le même exemplaire fut adjugé à Kok, pour la somme de 4000 florins. Les catalogues de ces ventes en font un grand éloge, qui semble justifié par les prix obtenus. Les dimensions (H. iio, L. 77.) concordent assez exactement avec le tableau de M. Woodin pour faire croire à l'identité des deux pièces.
piu volte di mia mano. NOEL Sainsbury : Op. cit. 265. On remarquera le'trange erreur que commet ici Rubens. Il e'tait revenu d'Angleterre en i63o, pour n'y plus retourner, et cependant il affirme qu'il est de notoriété publique qu'il a passé l'année i63i en Angleterre. (i) Smith : Catalogue. II, 724; IX, 391.
La plupart des catalogues qui mentionnent ce tableau, le disent gravé par Schelte a Bolsvvert. Cependant, il y a une différence entre les deux compositions : le présent tableau offre, dans le lointain, une vue de Jérusalem, qui manque dans la gravure de Bolswert. (Voir notre n° 2g5.)