‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 60 sur 213 · LE CHRIST MORT SUR LA CROIX · texte numérisé non relu

LE CHRIST MORT SUR LA CROIX

Malines. Musée, 89.

Panneau. H. io5, L. yS.

E Christ incline la tète couronnée d'épines sur l'épaule gauche ; ses cheveux retombent sur son front ; il est mort. Il porte autour des reins une draperie blanche, tachée de sang. La croix est fixée en terre par une pièce de bois. Dans le ciel gris d'ardoise, on aperçoit à gauche un faible croissant grisâtre ; à droite, on voit le contour du soleil cerné de rayons blafards. Dans le haut des airs flottent des nuages d'une nuance plus sombre; dans le bas, au premier plan, la terre est brune avec des tâches jaunâtres.

Le tableau est peint dans une pâte ferme, très lisse et excessivement légère. Sur les chairs roses et très claires courent des teintes bleuâtres, les contours sont bordés d'ombres brunes. Ce beau travail, entièrement de la main de Rubens, doit dater de i6i3 à i6i5. Il ne diffère que par de légers détails de la gravure de S. a. Bolswert (V. S. 304).

Le tableau fut commandé par les prêtres de l'Oratoire de Malines et placé sur l'autel de saint Nicolas de Tolentin, dans la nef septentrionale de leur chapelle ; dans la suite, il fut transféré à l'autel de sainte Barbe. Le 26 novembre 1796, l'œuvre avait été déposée chez Guillaume Herreyns, directeur de l'académie de Malines ; mais, au moment du départ de cet artiste pour Anvers, elle l'y suivit et finit par être oubliée dans son atelier. Le 3 octobre iSaS, après son décès, l'administration des domaines saisit le

tableau et le fit déposer provisoirement au musée d'Anvers, où il resta jusqu'au i5 février i825. Le roi Guillaume le donna au musée de Malines par son arrêté du 3 janvier 1826. Il a été restauré, en i8y5, par M. J. Bernaerts, professeur à l'académie de Malines (i). P holographie : Anonyme.

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