AVEC ST. -FRANÇOIS
Vienne. Galerie Lieciitenstein, 117. Panneau. H. 78, L. 47.
u milieu du tableau un Christ en croix légèrement tourné à gauche, la tête couronnée d'épines et penchée sur une épaule, les cheveux pendants sur le bras et la poitrine. Aux pieds du Sauveur, St. François est agenouillé. D'une main, il embrasse le tronc de la croix ; il lève l'autre et, le buste rejeté en arrière, il regarde le Christ avec une expression de profonde pitié et de fervente adoration. Le fond est formé par un paysage. Le coloris est clair. L'œuvre est de la main de Rubens.
Une copie de ce tableau se trouve au musée de Valenciennes, n° 20g. C'est probablement l'exemplaire qui fut gravé par J. de IVIeere.
Gravure: V. S. 323, J. de Meere. (Exstat apud Nobilem D™ J. B. du Bois. Gandse.)
Suivant Mariette, de Meere exécuta son estampe en 1764. Son modèle appartenait à Messire J. B. du Bois, de Gand. Il fut adjugé, dans la vente du baron de Willebroeck (Bruxelles, 1781), au prix de 22 florins.
Photographie : Miethke.
3o6. LA DESCENTE DE CROIX.
Valenciennes. Musée, 214.
Toile. H. 335, L. 190.
|a main droite du Christ est détachée de la croix ; un ouvrier, entièrement nu, à l'exception d'une draperie verte autour des reins, retire le clou cjui attache encore la main gauche. Il est assis à califourchon sur la traverse de la croix et tient le Christ par le bras en accomplissant ce travail. A mi-hauteur du tableau, le corps du Sauveur est retenu par Joseph d'Arimathie et St. Jean, montés sur deux échelles. Le premier, vêtu de pourpre, une draperie blanche sur la tête, tient d'une main le linceul qui passe derrière son épaule, puis sous la poitrine du Christ, enfin par-dessus la traverse de la croix, et entoure, à l'autre extrémité, le bras de l'homme qui retire le clou de la main du Sauveur. St. Jean est vu de dos et vêtu de rouge. La
poitrine du Christ repose sur le bras et sa tête sur l'épaule de cet apôtre. Marie, drapée de violet et de bleu, étend les mains pour recevoir le corps mort. Marie Cléophas, vêtue de rouge, est agenouillée et lève la tête ; sur son visage, la souffrance et la pitié sont vivement exprimées. Marie Madeleine, accroupie au pied de la croix, laisse reposer sur ses mains les pieds du Christ et rapproche les lèvres de la jambe du Sauveur. Sa robe est d'un vert chatoyant.
La composition est bien pondérée et heureusement disposée ; mais la pose du Christ est déplaisante. Le coloris est entièrement gâté par des repeints et des restaurations maladroites. Impossible de dire aujourd'hui quelle part Rubens a eue à la peinture primitive. Le tableau date probablement de peu de temps après la Descente de Croix de la cathédrale d'Anvers, de i5i5 environ. Il fat exécuté pour l'église Notre-Dame de la Chaussée, de Valenciennes. Lorsque ce temple fut détruit, sous la République française, l'œuvre de Rubens fut donnée à l'église St. Géry. En 1866, le musée de Valenciennes l'acheta. Elle fut restaurée, la même année, par M. Lorent Mayor, de Bruxelles.
Gravure: V. S. 367, Anonyme (Gaspar Huberti exe).
Photographie : Delsart.
3o7-3io. TRIPTYQUE DE LA DESCENTE DE CROIX.
Anvers. Cathédrale.
Bois. Panneau central. H. 420, L. 3 10. Volets. H. 420, L. i5o.