‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 72 sur 213 · LE CHRIST PORTÉ AU TOMBEAU · texte numérisé non relu

LE CHRIST PORTÉ AU TOMBEAU

Vienne. Galerie Lieclitenstein, 72.

Panneau. H. 87, L. 64.

T. Jean et Joseph d'Arimathie portent le corps mort du Christ au tombeau, sur le bord duquel ils sont parvenus. Le premier tient les mains sous les bras du Sauveur, le second sous les genoux. Un des bras du Christ pend jusqu'à terre. Dans le fond, on aperçoit Marie, les mains jointes, ainsi que deux jeunes femmes dont l'une pleure et dont la seconde a la douleur empreinte sur la figure. A droite, coupé par le cadre, on voit un homme appuyé sur une canne. La pièce est peinte dans une tonalité énergique et chaude sur un fond brun. Quoique de petite dimension, elle est largement traitée.

C'est une étude d'après le tableau de Michel-Ange de Caravage qui fut fait pour une chapelle de la Chiesa Nuova à Rome et se trouve actuellement au Vatican. Elle date probablement du séjour de Rubens à Rome.

Le tableau de Michel-Ange Caravage a été gravé par P. Soutman (V. S. 387), probablement d'après une copie ou un dessin appartenant à Rubens.

Le maître anversois, n'a pas suivi exactement son modèle, tel qu'il fut gravé par Soutman. Dans son œuvre, on voit les deux jambes de Joseph d'Arimathie ; dans la gravure, on n'en voit qu'une. La coiffure et la draperie de la femme qui pleure diffèrent dans les deux représentations. L'homme appuyé sur une canne manque dans la gravure de Soutman. Celle de Fichier reproduit le tableau de Rubens et a les mêmes dimensions que la peinture.

Gravure: V. S, 388, J. Fichier.

Photographie : Miethke et Wawra.

Voorhelm Schneevoogt signale encore les gravures suivantes : 384. Jésus-Christ que l'on porte au tombeau, par Corn. Galle ; 38g. Jésus-Christ que l'on pose au tombeau, sans nom de peintre ni de graveur, avec le monogramme M. H. R. (Fet. Aubry excudit).

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