‹ L'œuvre de P.-V. GallandChapitre 11 sur 54 · IP · texte numérisé non relu

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veulent embrasser son art si diiïicile, et leur fournir un ensemble de modèles permettant de résoudre, sans trop d’efl’orls ou d’hésitations, les problèmes si complexes f|ui leur sont journellement posés.

Pour cela, il rêve de constituer à, leur usage une série d’albums dans le genre de ceux composés par Le Pautre, jMeissonnier, Oppenliord, mais plus complets, plus pratiques et surtout plus modernes. Et le voilh, qui décide de peindre sur une toile d’un grain un peu fort, imprimée à une couche et teintée en gris bleu, des trophées à grandeur d’exécution. Puis, une fois trouvées et mises à l’effet, il réduira ces compositions au carreau et les lithographiera sous le titre de Trophées peints et lithographies par P.-V. Galland. Et il ne faut pas croire qu’il s’en tienne à, de vagues intentions. La résolution une fois arrêtée en principe, il passe tout de suite à la mise en œuvre.

« J’ai noté le projet de ne faire dans un de mes volumes que des motifs d’enfants, écrit-il. Commencer mon ouvrage par ces motifs. Cette suite aurait pour titre : Motifs d'enfants appropriés à la Décoration. J’ai déjà un très grand nombre

de sujets, que je n’aurai qu’à repasser et à étudier : Knfunts pour frontons, pour médaillons, pour armoiries, pour plafonds; Jeux, Sciences, Arts, etc.

« G septembre. — Je travaille jusqu'à onze heures à composer mes titres pour les Trophées de musigue, de sciences, d’agriculture, d’ horticulture, d’armes... Je suis très content de ma matinée. »

Quelle fortune ce serait aujourd’hui pour nos jeunes artistes, de posséder une mine pareille de renseignements! Mais la réalisation de ce labeur énorme, dont il envisageait, sans en être effrayé, les difTicuUés innombrables, eût exigé beaucoup de temps, et c’était justement là ce qui lui faisait surtout défaut. Bientôt il dut lui-même le reconnaître.

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