‹ L'œuvre de P.-V. GallandChapitre 3 sur 54 · LA NAISSANCE DE VENUS · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE DE VENUS

Projet de tapisserie (non exécuté).

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corrigeait les études de l’élève, lui montrant comment il fallait faire, mettant sous ses yeux la main à la pâte, jusqu’au jour où il l’admettait à collaborer avec lui.

L’autre, à force de pratiquer et de voir, se familiarisait avec l’exercice du métier. Quand il quittait son maître, l’habileté qu’il avait acquise lui permettait d’aborder sans hésitation les plus difficiles problèmes, et, le talent aidant, il était maître à son tour.

Certes, ce serait se montrer d’une exigence excessive, que de prétendre soumettre notre jeunesse française à une pareille assiduité. Et pourtant c’est encore ainsi cjue les choses se passent dans nombre d’ateliers de sculpteurs, où la différence d’éducation se révèle assez par la supériorité des œuvres. Chez les peintres, par contre, il n’en va plus de même. S’ils sont de condition aisée, s’ils appartiennent â ce qu’on est convenu d’appeler « une bonne famille », il leur faut d’abord faire leurs « humanités », et ils abordent trop tard les études spéciales, pour pouvoir être, sans des elîorts surhumains, en complète possession des secrets de leur art. Trop souvent, hélas ! des parents qui se croient prudents et sont mal conseillés, pour assurer à leur fils la possibilité d’embrasser, le cas échéant, une autre carrière, comportant avec des appointements fixes une retraite dans l’avenir, le condamnent d’avance, dans celle qu’il a choisie, à une médiocrité qui durera toute sa vie.

Le débutant est-il pauvre, au contraire? L’atelier du IMaître ne lui olTre plus, avec ses fructueuses leçons, ce pain quotidien, ce logement et ces petits profits qui permettaient d’attendre des jours meilleurs. Le voilà donc pressé de produire pour vendre. Ainsi, de toutes façons, une des deux étapes par lesquelles il fallait passer autrefois se trouve supprimée. On fait encore un apprentissage incomplet. On n’est plus compagnon, et c’est grand dommage.

On n’accomplit plus, dans ce métier si ingrat et si difficile, cette période d’initiation qu’au barreau et dans les offices ministériels on continue d’exiger, et qu’on appelle le stage. Et c’est ainsi que la plupart de nos peintres ne possèdent plus, pour faciliter l’exercice de leur art, cette éducation préparatoire que Watelet, avec infiniment de raison, déclarait indispensable. C’est ainsi que, artistes par le talent et par le cœur, ils restent paralysés sur un point, et par cela seul au-dessous de leurs aspirations. Comme le remarque fort bien AI. Chesneau : « A moins d’être des hommes de génie, car le génie triomphe de tout, passe à travers tout, ils expriment incomplètement leur conception, leur pensée, leur idéal. Ils le sentent, ils savent pourquoi, et ils en souffrent cruellement. »

Mais si l’éducation actuelle est insuffisante pour mettre le peintre de paysage, de genre ou d’histoire tellement au-dessus des difficultés de son art, qu’il ne se trouve jamais arreté dans l’expression de sa pensée, de son idéal, que dire du malheureux qui prétend être Peintre Décorateur? Car, il ne faut pas craindre de le dire, des divers genres de peinture, celui qui a en vue la Décoration exige la somme la plus considérable de connaissances techniques, les aptitudes les plus ^ variées, le plus de souplesse dans le talent, le plus de goût et d’érudition générale.

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Tous les procédés de peinture, en elTel, doivent être familiers au Peintre Décorateur : l’huile aussi bien que Paquarclle, la cire et la détrempe aussi bien que la fres([ue. Parfois même il lui faut mélanger ces dilTércnles manières de peindre, et s’il est rompu aux difficultés du métier, il obtient de la sorte des clfets d’une fraîcheur incomparable et d’un éclat inattendu. 11 doit aussi, avec une égale liberté.

l’.VI'OTIIKOSE de cérès.

Plafond appartenant à M. Gerôme.

aborder tous les genres, nature vivante et nature morte, figures, paysages, fleurs, fruits, animaux, gibiers, marbres richement veinés, cristaux étincelants, orfèvreries éclatantes et, ({uand le besoin l’exige, il lui faut, avec la même légèreté de pinceau, combiner les arabesques les plus ingénieusement variées, les guirlandes, les rinceaux, les attributs, en un mot, l’ornementation la plus complexe. Si ces multiples ressources venaient à lui manquer, il se trouverait exposé à être arrêté net au cours de son exécution, car les spécialistes, qui peuvent l’aider dans la traduction des détails, ne lui sont d’aucun secours dans la conception de l’ensemble.

Ajoutez que chacun de ces genres doit lui être assez familier pour qu’il puisse

i;or,l VJ5K DK D.-V. CADLAM).

le traiter presque de prati(iuc et sans avoir tout d’abord la nature sous les yeux. Forcé de connaître à fond les règles de la perspective, il est continuellement appelé à représenter des êtres humains et vivants, dans des conditions spéciales qu’il peut imaginer, mais ne verra jamais. Déesses aux chairs ambrées repo.sant sur les nuages, vols de génies, géants précipités des cieux, amours joulllus contemplés d’en bas et vus en profondeur, meublant une frise ou jouant sur le chambranle d’une porte; tels sont les motifs ordinaires qu’il lui faut traiter.

Alors que le peintre de (leurs et de nature morte, alors que l’architecte et le sculpteur travaillent en géométral et avec des plans parfaitement arrêtés, lui, il est obligé de voir et de travailler dans l’espace, et de donner dans ses plafonds, par exemple, la sensation de l’intini.

Notez encore (jue chaque motif qu’il traite ainsi se trouve exactement limité, non par sa fantaisie, par les besoins de sa composition ou l’importance du sujet choisi, mais par des nécessités de construction, par des exigences supérieures, par des dispositions indépendantes de son art, et (jui commandent impitoyablement. Aussi doit-il savoir accommoder exactement sa décoration aux dimensions et à la nature des surfaces qui lui sont assignées, à l’entourage direct de ses surfaces, à la destination de la pièce dans laquelle il opère, au caractère de l’édifice qui contient celte pièce. Il lui faut, en outre, tenir compte de la direclion du jour, de l’intensité de l’éclairage, de la (jualité et de la coloration des meubles et des lapis, de la richesse des tissus, et surtout de ce qu’on est convenu d’appeler le style général de l’architecture.

Pour cela, il doit s’être familiarisé, de longue date, avec les travaux de ceux qu’on pourrait appeler ses « grands ancêtres », et savoir comment les plus habiles se sont tirés de toutes ces difficultés. 11 lui faut tenir en réserve dans son cerveau un bagage en quelque sorte inépuisable de formes et de couleurs, d’heureux arrangements et de combinaisons ingénieuses, de façon que son crayon ou son pinceau ne se trouvent jamais au dépourvu. Encore ne lui est-il pas permis de puiser dans ce bagage à pleines mains. Il doit même se méfier de ses souvenirs. 11 peut y chercher l’inspiration, mais il lui faut se garder de tout ce qui sentirait par trop la copie; et, suivant l’ingénieuse expression de Montaigne, il doit se conformer à l’exemple des abeilles, qui « pillotent » le suc des Heurs et en font après un miel « qui n’est ni thym, ni marjolaine, mais tout leur ». L’instinct créateur ne doit jamais céder le pas à la mémoire.

l'aut-il ajouter que ces moyens si variés, ces procédés si raffinés, ces facultés si précieuses doivent être utilisés avec une souplesse sans égale; car chacjuc problème que le Décorateur est appelé à résoudre diffère forcément, par un certain nombre de points, des problèmes précédemment résolus. Il est indispensable, en effet, qu’il reste toujours d’accord avec la forme que commande son ornementation. Les variations infinies rentrent dans sa spécialité, et ce n’est presque jamais lui (jui en fournit le thème. Cependant, il doit si bien se pénétrer de ce qu’on exige de son

L (M:rvnE de p.-v. galland.

talent que, dans aucun cas, sa production ne sente la recherche et ne décèle l’elTort. Et maintenant, je 1e demande, au temps où nous vivons, c’est-à-dire à une cpofiue où l’on aime particulièrement son rrrr-^’—^

lions ne sont pas dédaigneuses d’un confortable doré, n’est-il pas infiniment plus commode, pour l’artiste heureusement doué, d’exécuter doucement, dans un vaste atelier, bien meublé, très cossu, d’agréables et faciles ouvrages, de peindre et de repeindre « le morceau d. et d’envoyer aux innombrables expositions qui se

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succèdent presque sans inlerriiption le même tableau cent fois recommencé, avec d’ingénieuses variantes, facile à dislinguer pour les moins aguerris, et ([ui fait pâmer d’aise le public, enchanté d’avoir, à dix pas, reconnu « la facture du maître »?

C’est plus commode assurément, plus lucratif aussi, sans compter (ju’on arrive plus sûrement de celle façon à la notoriété, et par elle aux distinctions, aux honneurs,

La diiïiculté même que nos artistes contemporains rencontrent , faute d’un apprentissage suffisant, à posséder à fond la technique du métier, les porte, en effet, à surtout admirer chez leurs confrères les prodigieux tours de main, les accès de virtuosité, les actes de maîtrise. La distinction dans l’arrangement, le goût dans la composition, la grâce, le style passent bien loin après les habiletés de facture, Aussi l’artiste, à son entrée dans la carrière, est-il détourné des études compliquées par la préférence instinctive que ses maîtres eux-memes montrent trop souvent à l’égard de cet idéal un peu terre à terre. Il est forcément découragé par le peu d’enthousiasme qu’ils témoignent pour les applications décoratives de leur art, et par le dédain qu’ils sont amenés fatalement à professer pour des connaissances difiiciles à acquérir, d’une complexité décevante, et dont l’absence presque absolue ne les a pas empêchés de prendre place au premier rang des artistes de leur temps.

Peut-être même est-ce dans celte regrettable opposition qu’il faut chercher le principal obstacle au recrutement de nos artistes décorateurs. En i)arcourant les pages qui suivent, le lecteur pourra voir que, parmi les dilhcultés, sans cesse renaissantes, contre lesquelles (ialland eut à lutter, lorsqu’il tenta de restaurer chez nous la Peinture décorative, l’obslaclc contre lequel il se heurta le plus obstinément ne fut pas l’indilTérence, il en eût triomphé, mais l’hostilité non dissimulée de ses collègues peintres et sculpteurs.

En vain l’État, l’Administration, pour nous servir du terme consacré, cette Administration (ju’on proclame si rebelle au progrès, et que Galland lui-même, dans un jour de découragement, accusait d’être « dissolvante » ; en vain l’Administration créa-t-elle spécialement pour ce grand artiste, à l’École des Heaux-Arls et aux Gobelins, des fonctions officielles. Cette faveur sans précédent, qui impliquait la reconnaissance de services rendus, de mérites constatés, ne put désarmer le mauvais vouloir de scs contradicteurs; et Galland, au déclin de sa verte vieillesse, avait encore à défendre sa valeur méconnue et son autorité contestée par des artistes dédaigneux de sa juste supériorité,

11 y usa ses dernières forces ; et peut-être le récit de celte lutte singulière suffirait-il à donner à ce livre un certain intérêt, si la vie si bien remplie d’un artiste éminent, qui n’hésita pas à sacrifier fortune et notoriété au culte de son art, n’était forcément instructive et digne d’être offerte en exemple.

11 nous a paru, en effet, qu’en un temps oii le désintéressement ne saurait être considéré comme une vertu dominante, il était bon, utile, profitable de montrer (ju’il

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cxislc encore dans le domaine de l’Art des caractères bien trempes, qui, ne se laissant arrêter par aucune considération d’intérêt personnel, acceptent, d’un cœur léger,

PORTIQUE ET FONTVINE.

Projet de décoration murale (non exécuté).

les plus rudes combats, plutôt que de renoncer à. leurs convictions les plus chères. Et pour bien établir {[uc l’ambition de Pierre-Victor (ialland n’avait rien d’excessif,

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pour f|u’on sache l)ien ce qu’il voulait et ce dont il était capable, nous l’avons appelé lui-nième en témoignage, semant à pleines mains, à travers ces pages dictées par l’admiration et par l’amitié, ses impressions personnelles, scs réflexions et surtout une multitude de croquis, de dessins, de tableaux, qui, tout en faisant mieux connaître leur auteur, formeront, pour tous ceux qui s'occupent d’Art décoratif et le pratiquent, le plus précieux album qu’on puisse consulter.

On se souvient de l’enthousiasme provoqué, au mois d’aviil dernier, par l’exposition posthume que Jacques Galland fils, avec une piété et un goût au-dessus de tout éloge, organisa au palais de l’Industrie, et de l’accueil fait par le public, lors de la vente qui suivit, à ces f|uatre cents cadres, véritable révélation pour ceux-là memes qui croyaient le mieux connaître son j)cre. Nous espérons que les amateurs retrouveront avec plaisir les plus importants de ces ouvrages si suggestifs, à la fois variés et charmants, et qu’ils nous sauront gré d’en avoir encadré la reproduction dans un simple récit, reconstitué à l’aide des papiers memes laissés par ce grand et noble artiste, et des souvenirs de ceux qui peuvent se dire, à bon droit, les confidents de sa pensée et les témoins de sa vie.

l’art décoratif.

Fleuron dessiné

en souvenir de la visite du Congrès des Arcliitcctcs à l’atelier de P.-V. Galland.

LA PEINTUnE. — DESSUS DE GLACE.

l'UEMlÈP.ES ANNÉES. — DÉBUTS DANS l’oBE ÈVUEBIE. CHANGEMENT DE CAHUIÈBE. — l’aTELIEB DU DÉCOBATEUK CICÉIU. UNE VISITE AU VIEUX MAITIIE.

lERRE-ViCTOK Gallaiid naquit à Genève le I.t juillet 1<S22, de parents français. Son père, habile orfèvre parisien, n’ayant pas la fortune nécessaire pour donner à un art exigeant plus i|ue tout autre de grands capitaux, le dévelopj)ement qu’il était en droit d’espérer, avait pensé pouvoir trouver plus aisément l’emploi de son double talent de modeleur et de ciseleur, dans le pays de l’horlogerie par excellence. Il était donc allé s’établir en Suisse. IMais il put constater assez vite que les dilTicultés contre lesquelles il lui fallait lutter n’étaient pas moindres sur les bords du lac Léman que sur les bords de la Seine; aussi ne tarda-t-il pas à revenir se fixer définitivement à Paris.

Ce n’élait pas qu’en son absence les conditions fussent devenues meilleures. L’orfèvrerie conlinuait de traverser une crise redoutable. On n’élait plus au temps où Mercier, dans son Tableau de Paris, pouvait écrire : « Faut-il donc que la vaisselle soit de l’orfèvre à la mode, et qu’on change tous les ans son argenterie ? » Les grandes refontes, qui avaient maniué la fin de l’.Ancien Régime, avaient été funestes à cette noble industrie. La porcelaine {[ui, dès le milieu du Nviif siècle, avait remplacé sur les tables les plus riches la vaisselle plate ou montée, était

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devenue d’un usage général. Les aiïreux surlouts en cristal taillé et à plateau de glace s’étaient substitués à ces admirables pièces de milieu qui, au siècle précédent, avaient fait la fortune et l’européenne réputation des Germain, des Hoettiers, des Ménière, des Lcmpereur, des Auguste.

Cahier, Fauconnier, Odiot, Froment-Meurice accaparaient les dernières belles commandes que nous apportaient encore quelques étrangers de marque, ou que donnaient de loin en loin quel([ues vieilles maisons demeurées fidèles au luxe solide. Chez les autres, l’anglomanie commençait à sévir, donnant la préférence aux plateaux guillochés, aux sucriers et aux cafetières polis comme des miroirs. Les modeleurs et les ciseleurs, en de pareilles circonstances, ne trouvaient que dilïïcilement à utiliser leurs talents. Aussi, quand le jeune Pierre-Victor témoigna le désir d’embrasser une autre carrière, M. Galland, bien qu’il eût commencé depuis longtemps de s’occuper de l’éducation professionnelle et artistique de son fils, bien qu’il lui eût mis, dès l’âge de dix ans, le crayon, l’ébauchoir et le ciselet en main, lui enseignant, avec l’amour du travail, ce qu’il savait de dessin, de ciselure et de modelage ; bien qu’il lui eût fait suivre les cours professionnels de M. Dupuis, alors soutenu et patronné par le ministère de l’Intérieur, M. Galland n’opposa à ce désir qu’une résistance modérée.

Un ami de la maison était lié avec Cicéri, alors dans tout l’éclat de sa réputation. Continuellement il parlait de cet homme extraordinaire, de ses soirées où se pressait tout ce que Paris comptait d’illustre dans le monde des arts, de son atelier, de ses élèves, des grands travaux dont il était chargé, des décorations qu’il exécutait pour l’Opéra, et cela dans des termes ((ui ne pouvaient manquer de frapper l’imagination toujours en éveil d’un enfant de quinze ans, sentant déjà en soi l’étolTe d’un artiste. Et voilà comment, un beau jour, M. Galland père, muni d’une lettre de recommandation pour M. Cicéri, prit doucement le chemin du faubourg Poissonnière et, suivi de son fils portant sous son bras un énorme carton, s’en fut frapper à la porte du célèbre maître.

L’atelier de Cicéri, bien connu du public, faisait partie de cet ensemble assez incohérent d’édifices, (pi’on désignait alors sous le nom Ci Hôtel des Menus-Hlaisirs. 11 était situé sur l’emplacement occupé aujourd’hui par la rue Sainte-Cécile et offrait, extérieurement aussi bien qu’intérieurement, un aspect à la fois curieux, étrange et saisissant.

Etabli dans un ancien magasin de décors et de machines, qui avait servi, au siècle dernier, pour les répétitions des ballets représentés à l’Opéra, il n’était pas disposé exclusivement en largeur, comme sont les ateliers de nos peintres décorateurs actuels; et bien que certaines toiles fussent exécutées horizontalement, étendues sur le plancher, ses murailles, (|ui ne mesuraient pas moins de quinze mètres de haut, portaient verticalement la plupart des autres décorations en cours d’exécution, auxquelles travaillaient toute une armé’b de peintres, perchés sur six ou sept étages de ponts superposés, construits en charpente et reliés au comble.

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