ESSAI BIBLIOGRAPHIQUE
fweîiant les Œuvres de PwFFe-Co-meitle Blessebois
Les soupirs de Sifroi, ou l'Innocence reconnue, tragédie par M. de Corneille Blessebois, Chdtillon-sur-Seine, Pierre Laymeré, i6y5.
la-S" de 44 pp. et i f. non chiff. pour le privilèg*e. Le sujet de cHtfr tragfédie co 3 actes eï enj vers est rhfcst®rTe de Gtnerïètt de Brabant et elle est imitée en grande partie d'il roïnan. du Pèire CLérizLers : Vlanocence reconnue. Il y a dans cette pièce des personnages sing'ulfers tels qu'Un fantôme, deux. loups, un ange.
yfarthe le Ilay^er, qil Mademoiselle de Sçat/, petite e<ymédie, fmprémét poar t^autear,. j&jfi.
Petit in-i2 de 24 pp. (Horiaodt, Elzévfer), en trois actes «t en vers.
Marthe le Hayer, ou Mademoiselle de Sçai^„ 16S2. Pet. in-i2 de 24 pp.
Marthe le Hayer, oii MadeoMisetSe de Sçat^, f6gS
Pet. in-i2.
Le Breitenr, comédie nouvelle et galante en trois actes.
Imprimée pour Vannée ly.'jH.
l'et. in-i2 de 24 pp. C'est la même pièce que l.a précédente dont on a seulement chang-é le titre. Elle a été imprimée en cachette par un ouvrier inhabile et elle a été fort mal typographiée.
Les souteneurs et les soutenues, comédie en vers et en trois actes (1738).
M. Clcder a eu sous les yeux un manuscrit dans lequel la pièce Marthe le Hayer porte le titre que voilà. C'est une version qui présente quelques différences sans importance avec le texte imprimé.
Filon réduit à mettre cinq contre un, amusement pour la jeunesse, par Pierre Corneille de Blessebois.
Pet. in-i2 de 26 pp., s. 1. n. d. (Hollande, Elzévier, 1676). Pièce en vers entre Filon et Mirène, Lisette, Catin, Marote, Alise, Jeanneton et Isabelle. Très rare.
Filon réduit à mettre cinq contre un, amusement j)Our la jeunesse, par P.-Corneille de Blessebois. Leijde, i6yô.
Pet. in-i2 de 11 ff., y compris le titre.
L'Eugénie, tragédie dédié [sic] à S. A. le prince d'Orange, par P.-Corneille Blessebois, s. L n. d.
Pet. in-i2 de 42 pp., y compris 5 ff. préliminaires, plus 3 ff. n. chif. à la fin. (Leyde, Elzévier, 1676.) En trois actes et en vers.
Voici le sujet de cette pièce : Eug-énie, fille du gouverneur d'Ég-ypte, est dég"uisée en homme et sous cette apparence inspire une violente passion à Mélance, jeune dame romaine. Celle-ci, irritée d'une froideur qu'elle attribue au mépris de ses charmes, accuse Eug"énie d'avoir tenté de lui ravir son honneur. Eug-énie, en révélant son véritable sexe, déjoue l'imposture. Dans un sonnet au lecteur, placé en tête de cette trag-édie, dédiée à S. A. R. le prince d'Orang-e, Corneille Blessebois dépeint la triste situation où il se trouvait à son arrivée en Hollande. Voici le sonnet :
Le barbare Destin, qui me livre la guerre
Et qui me fait courber sous le poids de ses fers,
M'a fait naître poète errant par l'Univers
Au son des doux accents que le Parnasse enserre.