INTRODUCTION
être placé à la suite de ses contemporains Régniei, Sig^ogne, Mayiiard, Théophile, Berthelot, Motin et autres, qui se sont illustrés dans ce genre de poésie, et dont les ouvrages, recherchés par les curieux et les savants, n'ont jamais été l'objet d'un blâme aussi rigoureux.
« Charles Nodier lui-même, qui se laisse parfois aller à des condamnations irréfléchies ou à des éloges exagérés, selon la nature de ses impressions, avait accordé à ce genre d'écrits une large place dans sa bibliothèque, parce qu'il comprenait mieux que personne que ces sortes d'ouvrages, outre le mérite de la rareté, qui n'est pas toujours le moindre aux yeux de quelques bibliophiles, présentent encore un certain intérêt à tous ceux qui s'occupent d'une manière plus ou moins directe de l'histoire de l'esprit humain. »
Il faut ajouter à ces lignes pleines de sens que l'un des mérites de Blessebois, ou du moins ce qui le signale tout particulièrement à l'attention des lettrés, c'est qu'en écrivant le Zombi du Grand-Pérou il dota la France de son premier roman colonial. A cette époque l'exotisme et surtout l'exotisme américain n'avaient encore rien fourni à la littérature française, sinon dans les relations de voyage et dans les recueils géographiques.
Avec le Zomùiy les îles apparaissent dans les lettres avec un grand nombre de mots du vocabulaire créole. Et à cet égard le Zombi est un monument linguistique qui vaudrait la peine qu'on l'étudiât de très près. Au <iemeurant, ce libelle, extrêmement rare, resta long-
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l'œuvre de ?."»C(i)KtN£WifcB HLESSEBOIS
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