Dans le De Siniplicibiis mediàiiiientis
6. .\u témoignage de Rabelais, dans l'Epislola numupaloriii des Lettres de Manardi. Lyon, S. Gryphe, 1551.
5 . Dioscoridis Phiiriiuicoriiin simpUciiim reiqiie iiiedicx libri octo. Strasbourg, 1529. Commentaires d'HermoLius Barbarus, Ruellius, Marcellus Virgilius. 8. Cf. l'édition d'.Vristote, d'Aide Manuce, 1504.
preuves. Entiii la vulgarisation des traités Je Ixitanique dut einietenir son goût pour cette science. A l'époque où il rédigeait le Tiers Livre, Léonard Fousch, le médecm de Bâle, venait de donner une Histoire des piaules, où il recueillait toutes les observations des naturalistes anciens". Elle devait être traduite en français en 1549.
Dès lors, on comprend comment Rabelais a tait une place si importante à la botanique dans son apologie de Pantagruélion. C'était ime science qu'il possédait, qui rentrait dans le cadre de ses études, qui répondait à ses curiosités. Déjà, dans le programme d'éducation de Gargantua, elle figurait comme objet des doctes propos de table « sur les fruits iierbes, racines et apprests d'icelles». L'étude des arbres et des plantes, 1' « arborization » conférée « avec les livres des anciensqui en ont escrit, comme Théopliraste,Dioscoride, Marinus, Pline, Nicander, Macer et Galen » est un des exercices quotidiens de Gargantua.
C'est cette science des livres anciens qui lui fournit, pour une bonne part, la matière à l'Eloge de Pantagruélion. Sur sa valeur, nous n'avons rien à ajouter aux études qu'on en a faites-; rappelons qu'une seule erreur grave y a été relevée : Rabelais attribue à la plante mâle du chanvre la fonction reproductrice qui appartient à la plante femelle. — Nous ne nous proposons que d'examiner comment ont été élaborés ces matériaux empruntés à la botanique.
Les sources de la description de Pantagruélion (chap. xlix) sont de deux sortes: les notions tirées des traités anciens et les observations personnelles de Rabelais. — C'est aux auteurs anciens qu'il emprunte quelques renseignements sur la meilleure partie du chanvre (mesa, mylasea) ', sur les terrains les plus favorables à cette plante (Rosea en Sabinie)^. Ces deux traits sont puisés dans Pline, mais il est à rcinarquer qu'il ne s'en tient pas au seul texte
1. 1542. — Traduction, 1549. Coiiiiiu-ntaires tris excellais de t'Instoire des plantes.