‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 116 sur 216 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L HUM.WISME

A l'cpoque où Rabelais rédigeait son roman, les lettres françaises étaient encore si pauvres qu'il n'est pas étonnant qu'elles ne lui aient fourni que peu de matière pour l'invention de son œuvre. Nous avons établi ce qu'il doit à la littérature romanesque populaire : aux romans de chevalerie, aux Grandes Cronicques, au ""^ Disciple de Paiilagniel. A Villon, à Maisire Pierre Pathelin, à Mellin de S' Gelais il a fait quelques emprunts '. Si nous ajoutons à ces auteurs Marot représenté par quelques réminiscences - et Enguerrand de Monstrelet, un chroniqueur du xv siècle, dont il cite un fragment pour s'en moquer ', nous aurons dressé le bilan des contributions des lettres françaises à son œuvre.

Il sera plus laborieux et plus difficile d'établir le tableau des apports de l'antiquité. Déjà nous avons pu attribuer aux anciens, comme originaire de leurs livres, une part considérable des développements que Rabelais tire de sa science médicale. En fait, une bonne moitié de son œuvre procède de sa connaissance des lettres grecques et latines.

Sa culture d'Humaniste, si vaste déjà, en 1521, lorsque Tiraqueau le proclamait dans son De legibiis Connubialihus : « vir utraque lingua doctissimus... utriusque lingux omniftriceque doctrina; peritissimus », se révèle sous les formes les plus variées. 1 Ce sont tantôt des idées générales sur la politique, autorisées ;,

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