XIV AVANT-PROPOS
jovcusL-s, Ils beuveries sous la Saulaye ' ou sous la feuillade ^, il convient de noter que la lettre à Antoine Hullet le montre sensible aux cliarmes d'un festin (fut-ce uii dîner de carême) et aux bons vins >. Il aiinait assez la plaisanterie pour taire sa partie dans une farce carnavalesque '.
Il aspirait à la vie large. 11 se plaisait dans la compagnie des grands seigneurs. Il appréciait les délices de la résidence d'été du cardinal dti Bellay, ce château de Saint-Maur, « paradis de salubrité, ainénité, sérénité, commodité '. » 11 se plaignait de « vivoter » dans « la nécessité et l'anxiété » lorsqu'il n'avait à sa disposition que 120 livres de gages, c'est-à-dire environ 2.400 francs par an ".
Il a connu l'amitié et a joui du commerce des esprits les plus divers : il a été lié avec Pierre Lamy, son compagnon d'études et d'infortunes au couvent de l'ontenay-Ie-Comte, avec Tiraqneau, le grave jurisconsulte, avec Jean de Boyssonné, professeur, puis magistrat, avec le cardinal du Bellay et son frère, le sieur de Langey, diplomates et hommes d'Etat, avec le savant Pellicier, évèque de Maguelonne, avec Saint-Ayl, agent diplomatique de J. du Bellay, avec le cardinal de Chatillon, Odet de Coligny. 11 semble s'être fié entièrement à ses amis, leur parlant à cœur ouvert jusqu'à commettre dans une lettre au sieur de la Fosse des indiscrétions qui compromirent sa situation •.
L'amour aussi a tenu place dans sa vie : il a eu à Lyon un