‹ L'œuvre de Rabelais; sources, invention et compositionChapitre 7 sur 216 · AVANT-PROPOS X · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS X

enfant auquel s'intéressèrent dts prélats de l'Eglise et dont la mort prématurée inspira quelques vers latins au docte Boyssonné '.

Il goûta les arts, pour les agréments qu'ils ajoutent à la vie : il a vanté l'architecte Philibert Delorme % le peintre Charmois "• ; il a visité les monuments de Rome ^ ; il a noté « l'asiete et beauté " de Florence > ; et ces sensations artistiques, même réduites à cette simplicité d'expression, sont rares chez les humanistes du xvr siècle. — Surtout il a aimé passionnément les sciences et les lettres antiques, pour la satisfaction qu'elles donnaient à la curiositée éveillée en lui par le spectacle du monde et de la vie. La même lettre facétieuse, qui chante les vins fins, réclame à M. le Séektir un Platon^; et la correspondance de Pellicier témoigne de l'estime où les plus savants humanistes tenaient sa science et son érudition ". — Bref, il tendait à un idéal de vie large et facile qui comprenait les livres, les doctes entretiens, l'amour, l'amitié, toutes les formes de cette Volupté

i< Qui fut jadis maîtresse « Des plus beaux esprits de la Grèce. »

^lâtiireiljE-tiient, on ne s'attend point à ce qu'un esprit, aussi ardemment épris de la vie, en fasse Bon marché. Il n'a pas la vocation du martyre. Il a été, dans la crise de la Réforme, pour les persécutés contre les persécuteurs, mais il n'a pas cru qu'il fût nécessaire de donner sa vie pour une idée. Il aurait approuvé l'abjuration de Jean de Boyssonné plutôt que la confession de foi

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