PI. VIII
scène des Filles-fleurs (déjà donnée, toutefois, par la société Conconlia), où Cornubert, encore élève au Conservatoire, chante Parsifal; et elle reparaît, en 1894, avec Engel. La scène religieuse du premier acte (chœurs) est redonnée en 1887, 1880, 180i, 1890 et lOUO. Enfin le duo de Parsifal et Kundry, au second acte, est révélé, en 1006, par Van Dyck et Mme Kachowska, et chanté depuis par Burgstaller et Félia Litvinne /même année), en allemand, ainsi que par Hensel et Mme Leffler- Burckhardt (1011); puis, cette fois précédée de l'ensemble des Filles-fleurs, par Van Dyck et Mme Litvinne (la plus belle exécution de l'ensemble que nous ayons jamais eue*, eiilin. par Schmedes et Marie Wittich et par Haynes et Félia Litvinne (1013). La Société des concerts donna aussi, dès 180:J, une magistrale audition de la scène religieuse, avec la partie d'Amfortas (tenue par Dufrichej. Lamoureux prit pour lui, en 1804, l'Enchantement du Vendredi Saint et la scène finale, Engel étant Parsifal, Fournets Gurnemanz et Auguez Amfortas. Mais ce n'est ensuite qu'en 1007 que ces fragments reparaissent ici, avec Lemaire, Nivette et Gilly. Enfin, en 1012, Vilmos Beck esquisse Amfortas, et, en lOl.'J, Van Dyck interprète, splendidement, le duo du second acte, avec Agnès Borgo, et la scène du Vendredi Saint, avec Marvini.
On a remarqué que, depuis une dizaine d'années déjà, sans résistance apparente du public, l'usage s'était établi de faire entendre, non plus seulement un air ou un lied i)ar hasard, mais des scènes entières de l'œuvre wagnérienne, en allemand et par
des artistes allemands. Sauf pour les quelques pages qui nous ont été vraiment i^évélées ainsi, — par Amalia Materna spécialement, et encore Lilli Lehmann, — on ne peut dire que ces auditions aient notablement servi la cîiuse de \\'agner à Paris. La plupart (Haient même inutiles. Il fallait du moins pour être complet les signaler ici. On en pensera de même, au moment de la dernière année de la période qui nous intéresse 1 1914; des représentations données par la Compagnie anglaise de Covent-Garden et Xew- York, au théâtre des Champs-Elysées. Malgré quelques artistes vraiment intéressants, et les directions de Weing*rtner ou de Nikisch, elles ne nous ont rien appris. Il suffira donc de noter que Tristan et IsoMp a été chanté par Peter Cornélius et Kiess, avec Mmes Van der Osten et Claussen, et, ce qui valait mieux (en lin de saison) par Urlus et Mme Matzenauer; que les Maîtres chanteurs ont eu pour interprètes Bender ou \'an Rooy. dans Sachs, Seml)a(h. dans Walter, Leonhardt et Schwarz, dans Beckmesser et David, avec Mme Lucile Weinga^rtner : quenlin Parsîfal, (dans une mise en scène ridicule) a été défendu par Sembach. l'eiilen Giirnemanzi et Van Ilulst lAmfortas), avec Mme Matzenauer.
Abordons mainleiiant les exécutions complètes, an lh(''àti-e. Comme poiir l<'s concerts, et puisque nous évoriuons ici tont l'ensemble du cycle wagnéiicn. il semble préb'cable de maintenir chaque ouvrage à son lang chronologique. Rappelons simplement, avan! de commencer, que les convenances ou les prèle-
rences directoriales les ont fait détîler, à Paris, dans l'ordre suivant :
LoheiKjvin Eden, i(S87, Opéra, 1891 ; — La Valkyrie 'Opéra, 1893); — Tannhaeuser Opéra, 189o ; — Le Vaisseau fantôme (Opéra-Comique, 1807 ; — Les Maîtres Chanteurs (Opéra, 1897); — Tristan et Isolde (Nouveau-ïhéàtre, 1899, Opéra, 1904); — Siegfried 0])éYd., 1902); — Le Crelpuscule des Dieux (Clîàteau-d'Eau, 1902, Opéra, 1908); — LOr du Uhin (Opéra, 1909), — Parsifal iO])érsi, 1914).
LUrhe A. Du/Mnl.
L;nM:.~i \ AN I»v(.iv d;iii> J'rislun el Jsohle. (Tristan.)