‹ L'œuvre de RodinChapitre 34 sur 43 · FUGIT AMOR · texte numérisé non relu

FUGIT AMOR

Ce groupe de marbre, d'une délicatesse induie, est pour ainsi dire de la même famille que le précédent, quant à la recherche de sou])lesse dans les mouvements, de subtilité dans le modelé. Seulement, il y règne un accent douloureux et l'impression de mort, de perte irréparable, s'y mêle à la première sensation qui est de volupté. Rivés l'un à l'autre, deux êtres sont transportés rapidement dans les airs. La femme, dédaigneuse, méprisante, semble ne point voir, ne point sentir le jeune homme, qui, tout défaillant, s'accroche encore à elle. Tons deux s'en vont parallèlement vers le néant.

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