‹ L'œuvre de Solesmes dans la restauration du chant grégorienChapitre 5 sur 5 · Les nouvelles éditions · texte numérisé non relu

Les nouvelles éditions

Il restait à rendre publics: i c les textes de chant traditionnel obtenus et rendus définitifs, on peut le croire, par des moyens critiques aussi pénétrants; 2 0 Vapparatus scientifique de dom Mocquereau.

Le Bref de Sa Sainteté Léon XIII à l’Abbé de Solesmes ne donnait pas seulement à la préparation d’un nouveau Liber Gradualis les encouragements et la liberté qui manquèrent à celle du premier, il déterminait en même temps un mouvement général favorable au chant traditionnel. Les demandes de nouveaux livres affluèrent de tous côtés.

Devant ces nécessités qui se traduisirent bientôt en réclamations pressantes, où l’on ne tint pas toujours assez compte des entraves inouïes que nous causèrent

la perte de nos presses et notre transfert à l’île de Wight, dom Mocquereau fut obligé d’ajourner la publication de ses preuves.

Des diocèses entiers voulaient des éditions musicales, il les fit. Les musiciens préféraient des éditions rythmées, il les fit. D’autres préféraient les éditions neumatiques pures. On les imprime.

Bref, il est prêt sur toute la ligne, et la Paléographie musicale montrera bientôt à tous, en reproduisant ses tableaux, avec quelle éloquence il justifie les changements qu’on lui reproche. Ce sera l’éloquence des faits. Rien de plus. Res, non verba .

C’était la devise qu’il donna jadis à sa Paléographie musicale . Elle aura droit d’y figurer tranquillement, et sûre d’elle même, plus que jamais.

Rome, en la fête de N. B. P. S. Benoît, 21 mars 1904.

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