‹ L'œuvre des congrès eucharistiques [microforme]Chapitre 6 sur 45 · L. Duponr · texte numérisé non relu

L. Duponr

À une nouvelle lettre, M. Dupont répondit encore :

« Je suis tout à fait hors de service. Je ne puis rien,

je ne fais rien, je ne vaux rien. Le P. Chevrier pour-

rait avoir la pensée de me faire l’aumône : voilà tout.

Nous avons prié hier à l'Adoration nocturne pour

vous... »

Tout espoir de participation directe et active du

ble- côté de M. Dupont s'étant évanoui, il fallait frapper

# à d’autres portes ; et tout d’abord à celles des évêques.

de C'est ce qu'elle fit sur-le-champ.

aut

le L

ris —

Mgr Mermillod qu'elle avait rencontré à Rome, lui

— répond de Ferney, son lieu d'exil !, Non seulement

tes ill'encorrage, mais il la recommande à Mgr Dubreuil, archevêque d'Avignon. Il n’a qu'un regret, c'est de

= ne pouvoir s'associer plus directement et Plus effica-

cement à l'œuvre : mais les luttes qu'il faut soutenir

ur à Genève et qui tous les jours s’accentuent davantage, les difficultés et les nécessités de toutes sortes

auxquelles il lui est imposé de faire face, absorbent

ir, tout son temps. Quant à la pensée d'étendre à d’autres f: -Cluaires que celui d'Avignon le pèlerinage projeté, 1 la partage et il ne doute point que les évêques

È qui ont dans leurs diocèses des églises aux vocables

n, Ou aux traditions eucharistiques, n’accueillent favo-

r- rablement ces projets. En tout cas, ses sympathies

It. et ses prières la suivront dans toutes ses démarches,

ar

L'évêque d'Annecy, Mgr Magnin, fait sienne cette

1, 2 décembre 1878.

5a L'ŒUVRE DES CONGRÈS EUCHANISTIQUES

idée de Mie ***, que si la France, der «es nombreux pèlerinages aux sanctuaires de Marie et des Saints, a fait entendre « la prière de la foi », -!!: dirait, en s'adressant à Jésus présent dans : : su nts tabernacles, « la prière de l'amour » ; * .:: lo:t cœur, il approuve, il bénit !.

La grande âme de Mgr de Ségur t:: 10 .. Tonie. Gaston de Ségur, « le saint aveugli ». ne 1. mes les plus eucharistiques de notre te ups... !: ‘ucharistie était la clarté de ses jours et de :es nuit:. Toute sa vie gravitait autour de l'autel. Il sentait bon le tabernacle. Il disait la messe comme la dirait un ange, si un ange pouvait être prêtre. « Ses lèvres. suivant un mot charmant de l’un de ses collaborateurs des cercles ouvriers, saint lui-même, Maurice Meignen, distillaient sans cesse le sang eucharistique du matin. » Souvent la nuit il se levait, se rendait à sa chapelle et passait là, en adoration réparatrice, des heures,

Comme il aimait son tabernacle! Sur la porte d'or, on lisait, en émail d'azur : « Hic adest. Il est là. » Au-dessous de la porte : « Vila ! Cælum ! Amor! La vie, le ciel, l'amour! » ct, au-dessus, ce mot

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