CHAPITRE VI
«. . Nous venons de nommer la Symphonie avec chœurs : selon toute probabilité, etc.... y^ Il est remarquable que Berlioz, dans la prélaoe de Roméo et Juliette^ qualifie lui-même son œuvre de <( Symphonie avec chœucs », pour expliquer l'intervention de la voix humaine dans la dernière partie.
Au Conservatoire, on exécute assez fréquemment des morceaux de Raméo et Juliette. L'interprétation est admirable de précision et de délicatesse, cela va de soi, et il faut entendre là le scherzo de la reine Mab pour s'en faire une idée exacte... Seulement l'ouvrage est toujours coupé de la façon la plus déraisonnable : d'habitude, on supprime le Convoi funèbre de Julielle, et, après avoir commencé la scène des Tombeaux, on saute de l'Invocation au Serment que prononce le Père Laurence. Du reste, encore aujourd'hui, cette musique ne produit aucun effet sur le public, qui donnerait certainement toute la partitioti de Berlioz pour le premier concerto venu.
Pour ce qui est de la manière dont Berlioz a traité le drame de Shakspeare, nous renvoyons le lecteur à l'ouvrage de M. Henri Lavoix : les Iraducteurs de Shakspeare en musique.