‹ L'œuvre du Marquis de SadeChapitre 7 sur 28 · I.CH Jumelles, 2 actes en vers · texte numérisé non relu

I.CH Jumelles, 2 actes en vers

Les Anliquaires, 1 acte en prose.

2* Quatre drames, un en 5 actes et trois en 3 actes :

Ilenrielle el Sainl-Clair ou la Force du sang- ;

L'Egarement de l'inforlune ;

Franchise el trahison ;

Fanny ou les Effets du désespoir ;

3» Jeanne Laisné ou le Siège de Beauoais, tragédie en cinq actes, refusée au Théâtre-Français, par huit voix contre trois, parce qu'on y faisait l'éloge de Louis XI.

4* L'Union des arts, ambigu comprenant cinq pièces : 1* un prologue qui relie le reste, soit Les Ruses d'amour, comédie épisodique, 1 acte en prose ; 2° Euphémie de Melun ou le Siège d'Alger, tragédie en 1 acte et en vers; 3* L'Homme dangereux ou le Suborneur, comédie en 1 acte en vers de dix syllabes, reçue au théâtre Favart en 1790 ou 1791 ; 4* Azelis ou la Coquette punie, comédie-féerie en 1 acte en vers libres, reçue au théâtre de Bondy en 1791.

Le tout se termine par un divertissement.

5* Tancrède, scène lyrique en vers ; La Tour mystérieuse, opéra-comique en 1 acte ; La Fête de l'amitié, prologue ;

L'Hommage de la reconnaissance, vaudeville en 1 acte, écrit pour être joué à Charenton.

Toutes les autres pièces, ainsi qu'Oxliern, ont été composées à Vincennes et à la Bastille.

6° Un devis raisonné sur le projet d'un spectacle de gladiateurs à l'instar des Romains auquel il devait être intéressé.

7' Isabelle de Bavière, reine de France, 3 vol. ;

Adéla'ide de Brunswick, princesse de Saxe, 2 vol.

Ces romans ne contenaient rien de répréhensible.

Pi,. III

l'UR'rKAri' I AXTAISISTE DU MARQUIS DE SADE {Gravé à l'époque de la Restauration)

KSSAI llllll.l(>(il(.\l>HIQUK

S- Onze cihicrs tlu journal de la détcnlion de l'aulcur à Viiu-ennes et à la Haslille, depuis 1777, h sa sortie de (^harcnton, en 17S)0 ; il manque le premier (1777 à 1781) et le douzième (I7.S',)) ; une partie de ce travail est rédigée en chilFres dont il avait seul la ciel.

î)" Cinq cahiers de notes, pensées extraites, chansons et mélanges de vers et de prose composés et recueillis pendant sa dernière détention. Extrait de Conrad, roman tiré de Vllisloirc (les Alh{i,'-e<>is, saisi pendant qu'on le conduisait à Charenton, en 1S03.

On y voit qu'il avait composé un roman intitulé Marcel et des Mémoires ou Confessions qu'il avait écrits pour se justifier ou dans le hut de préparer son apologie, et dont il fait connaître les divisions, l'épigraphe et divers fragments.

10* Autres productions perdues ou saisies :

Conles au nombre de trente et formant 4 volumes.

Le Porle feuille d'un homme de lettres, 4 volumes. (Ces deux ouvrages furent écrits à la Bastille en 1788.)

Ces Conles et ce Porlefeuille forment le manuscrit de la Bibliothèque nationale.

Cléonlinc ou la fille malheureuse, drame en 3 actes.

L'Épreuve, comédie en 1 acte en vers, saisie en 1782 par le lieutenant de police Lenoir et non rendue, parce qu'elle contenait un passage obscène.

Le Boudoir, comédie reçue au théâtre Favart en 1791.

L'École des jaloux.

Dans ses Neue Forschungen ilher den Marquis de Sade und seine Zeil Berlin (Max Harrwitz), le docteur Eugen Duehren parle de plusieurs manuscrits inédits du marquis de Sade.

Pholoé el Zénocrale (inachevé), roman en lettres.

Plusieurs romans, sans doute des plans ou canevas.

(In plan de maison publique, avec l'indication de l'usage de chacune des chambres. C'est sans doute le plan que M. Anatole France a eu entre les mains et dont il parle dans son introduction à Dorci. Il dit que le marquis de Sade avait eu soin de ne pas oublier le cimetière, et il cite les légendes qui

(J(} l'œUVRK du MAKQUIS Dli SADK

iiuliquaicnt ce qui devait se passer dans deux salles. Pour l'une le marquis avait indiqué : « Ici on estropie », et, pour l'autre : « Ici on lue. »

Un manuscrit contenant un plan très détaillé du roman les Journées de tlorbclle et des renseignements sur ses manuscrits écrits à la Bastille. Il a réclamé inutilement trois épais manuscrits, dont deux contiennent un roman humoristique et divers morceaux. (>es deux manuscrits ont pour titre le Troii- Ixidour prorcnçil. Le troisième manuscrit a pour titre le PorlcIcuiUc cPun homme de lellres, le même dont parle Michaud jeune. Les Journées de Florhelle ou la Nalure dévoilée, suivies des Mémoires de Pabbé de Modore, devait avoir un certain nombre de tomes. Le marquis n'était pas encore fixé sur le titre de son roman. Il indique encore le Triomphe du vice ou la Véritable histoire de Modore (voir VJntroduclion.)

Théorie du libertinage ou bien Les 120 jours de Sodome ou l'École du libertinage, manuscrit publié par le docteur Kugen Duehren en l!)Oi — ouvrage cité dans cet Essai bibliographique (voir aussi V Introduction).

La Bibliothèque nationale possède un volume in-4° de 494 ff. contenant des Contes, hislorielles, canevas, brouillons écrits par le marquis de Sade.

« Quelques-uns de ces contes, dit M. d'Alméras, comme // g a place pour deux, sont très rabelaisiens et dans le genre de ceux du xvi* siècle.

« Le volume commence par une nouvelle intitulée VHeureuse feinte. Il est formé de vingt cahiers reliés ensemble. Au feuillet 98, cette note : Mettre dans le conte anglais un autre nom que Nelson, Portland, par exemple. — Au feuillet 150 : Commencé le 17 juin au travail du soir, ayant bien mal aux yeux.

— Au feuillet 176 : Changer le nom de Lorsange, il est pris.

— Le dix-neuvième cahier débute par Juliette et Raunai ou la Conspiration d'Amboise, nouvelle historique.

« A côté du titre on lit : Commencé le 13 avril 1785. Le vingtième et dernier cahier a été commencé cinq jours plus tard, le 18 avril. On peut ainsi mesurer la puissance de travail du marquis de Sade. II écrivait à cette époque, chaque jour, cinq ou six pages d'une écriture très fine et très serrée. »

KSSAI IIIIU.lUGItAPIlIQUB 67

On trouve encore, au (Uilalaguc de Soleienne (IN'i'i), la mention des deux pièces manuscrites suivantes :

La Double intrigue, comédie en prose, recueil de 95 pp.

Julia ou le Mariage sans femme, folie-vaudeville en 1 acte, in-V. « Cette pièce, dit le bibliophile .lacob, rédacteur du catalogue, est soladique, comme son litre l'annonce. L'écriture ressemble à celle du marquis de Sade, qui avait, comme on sait, démoralisé les prisonniers de Bicêtre, en les dressant à jouer des pièces infâmes qu'il composait pour eux. » On sait que le bibliophile Jacob mettait volontiers au compte du marquis de Sade tout ce qui lui paraissait infâme et qu'il ne savait pas à qui attribuer, comme il a fait de La France foulue (voir plus haut dans cet Essai bibliographique), qui est peutêtre de l'abbé Proyart, mais n'est certainement pas du marquis de Sade.

ZOLOE

ET

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