‹ L'œuvreChapitre 51 sur 68 · CRE · texte numérisé non relu

CRE

une allusion, sans un embarras sous les regards des camarades. Elle semblait venir d’ailleurs, il la leur présentait, comme s'ils ne l'avaient pas connue aussi bien que lui.

Sandoz, qui suivait d’une oreille la conversation, très intéressé par ce beau cas, s’écria, quand ils se turent :.

— Hein? filons.… J'ai les jambes engourdies.

Mais, à ce moment, Irma Bécot parut et s'arrêta devant le buffet. Elle était en beauté, les cheveux dorés à neuf, dans son éclat truqué de courtisane fauve, descendue d'un vieux cadre de la Renaissance ; et elle portait une tunique de brocart bleu pâle, sur une jupe de satin couverte d'Alençon, d'une telle richesse, qu’une escorte de messieurs l’accompagnait. Un instant, en apercevant Claude parmi les autres, elle hésita, saisie d’une honte lâche, en face de ce misérable mal vêtu, laid et méprisé. Puis, elle eut la

vaillance de son ancien caprice, ce fut à lui qu’elle

serra la main le premier, au milieu de tous ces

Page 1