‹ L'œuvre universitaire [microforme]Chapitre 10 sur 10 · Encyl. Rerum novarum · texte numérisé non relu

Encyl. Rerum novarum

8—Szint Thomas, ouv. cit., Q. XXXIX, art. 6.

Rs. AE : |

Quéhec, nous l’emprunterions à leur patriotisme reconnu, lequ.i saisit avec bonheur toutes les occasions de s'affirmer.

Rien n’est plus patriotique, en effet, que de soutenir les oeuvres où s’alimente la vie nationale.

La grande force d'un peuple, le principe de ses plus hautes conceptions, le moteur de ses plus nobles activités, réside dans ses églises et dans ses écoles. Nous souhaitons tous pour le Canada français, pour le Canada catholique, des jours de

paix, un accroissement de gloire, >rospérité et de grandeur. L'école de moralité, de scit d'entraînement intellectuel, qu'est l'Université Laval, n. .- fondée et ne subsis-

te que pour réaliser ce voeu. Elle constitue l’un des boulevards de notre nationalité, l’une des places fortes de notre religion. Il s’y forge, pour les luttes de l'Eglise, pour les revendications de la langue, pour la conservation de tout l’ordre soal, des +rmes précieuses, qu'il ne tient qu'à nous de rendre pius puissantes encore.

L'Université fait l'oeuvre de tous.

La cause qu’elle représente est notre cause à tous. Ses portes sont ouvertes à tous ceux de nos compatriotes que leurs goûts, leurs dispositions, poussent vers les hautes études... C’est une institution qui doit être regardée comme un patrimoine commun, et dont les plus humbles fils de cultivateurs et d'ouvriers peuvent étre un jour appelés, non seulement à recueillir les fruits, mais à gravir les sommets. (1)

Il est donc juste, et souverainement désirable, que, dans les diocèses de notre province, tous les foyers franco-canadiens, toutes les familles catholiques, participent de quelque manière à la souscription qui s’inaugure en faveur de Laval.

Il est juste et désirable surtout que nos coreligionnaires des classes aisées, imitant le zèle des protestants pour leurs insututions enseignantes, ne se laissent devancer par eux, ni en générosité, ni en clairvoyance.

L'argent donné pour les progrès de l’oeuvre universitaire est un placement bien supérieur à ceux qu’effectuent, dans le

(1) Mandement collectif du 17 mars 1920.

monde des affaires, les financiers les plus habiles. Ce placcnent repose sur la fidélité de Dieu lui-même, sur la solvabilité de l'Auteur de tout bien, et il rapporte à chaque bicnfaiteur, à l'Eglise, à<la jeunesse, à la société civile tout enticre, des avantages inappréciables.

Nos «ompatriotes sont trop sagaces pour ne pas s’en convaincre. Ils sont trop charitables et trop logiques pour ne pas aller jusqu’au bout de leur conviction.

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