SCÈNE V
Les Mêmes, KERNER.
KERNER, paraît, i) s’arrêto sur le seuil.
Personne!... Vous, ici, comte de Lendorff?
LENDORFF, gracieux et empressé.
Moi-même, cher capitaine, enchanté de me trouver sur votre passage... si toutefois, je puis vous être bon à quelque chose?
KERNER.
Depuis combien de temps êtes-vous à ce relais?
LENDORFF.
Depuis deux heures environ... J’arrive do Salzbourg où je suis allé chercher mademoiselle Marie de Lendorff, ma nièce,
S ue je vais présenter à la cour. J’espère la faire nommer ame d’honneur de la princesse Amélie, l’adorable sœur do notre Roi.
KERNER.
Et depuis que vous êtes ici un homme... de police n’est pas venu me demander?
LENDORFF.
Personne, que je sache, vous aviez donné rendez-vous à quelqu’un?
l’üfficieh de fortune
KERNER.
J’attendais, près d’ici, à un endroit convenu, un messager . chargé d’une mission... délicate; je ne l’ai point trouvé au lieu désigné et je crains quelque maientendu. Je vais y retourner... Restez-vous quelque temps encore dans cette auberge?
LENDO RFF.
J’attends des chevaux pour me rendre à la cour, mais s’il peut vous être agréable que je reste encore...
KERNER.
Non ! au contraire...