ACTE PREMIER
je trouve cela tout naturel. Mais convenez-en, vous laissez làbas quelque beau jeune homme qui vous tient au cœur?...
MARIE
Monsieur le comte...
LENDOR F F.
11 ne faut pas rougir pour cela, mon enfant, mais il faut oublier toutes ces rêveries de jeunes Glles. Vous allez devenir un très beau-parti, comme dame d’honneur de la princesse Amélie, la sœur de notre roi Charles^lbert... Et puis, vous êtes ma nièce après tout.
MARIE
Je ne l’oublierai pas, mon oncle.
LENDORFF.
Bien! bien!. ..je m’en rapporte à vous... et d’ailleurs, je serai toujours là pour vous le rappeler. (Remontant pour regardor au fond.) Mais voyez donc si cet homme reviendra! Eh! mais... qui vient là? Je ne me trompe pas c’est Kerner.
MARIE
Kerner?
LENDORFF.
Oui, le capitaine des gardes, (a demi-voix et s’assurant qu’ils sont seuls.) Et à ce qu’on dit, tout bas, un des espions du roi... Que vient faire ici ce dangereux personnage?