‹ L'officier de fortuneChapitre 4 sur 97 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

KERNER, Deux Veilleurs masqués.

PREMIER VEILLEUR, à Kerner.

Où vas-tu ?

KERNER s’arrêtant.

Ah 1 ah 1 (An veilleur.) Vers la lumière.

PREMIER VEILLEUR

De qui vient-elle ?

KERNER.

De la vérité.

PREMIER VEILLEUR

Et la vérité ?

KERNER.

De Dieu.

Le premier veillear abaisse son épée.

DEUXIÈME VEILLEUR

Un moment ! Quelle heure a été désignée ?

KERNER.

Aucune. Je n’entends plus l’heure.

DEUXIÈME VEILLEUR

Quand l’en tend ras- tu?

KERNER.

Quand elle aura réveillé les esclaves.

DEUXIÈME VEILLEUR, abaissant son épée.

Bien. Nous voyons que tu n’es pas un profane.

KERNER..'

Je suis initié, en effet.

DEUXIÈME VEILLEUR

Qui t’amène ?

KERNER.

La convocation du conseil suprême.

PREMIER VEILLEUR

. Tu veux donc aller plus loin ?

KERNER.

Oui.

PREMIER VEILLEUR

Alors, où est ton flambeau ?

KERNER, surpris et hésitant.

Mon flambeau?

PREMIER VEILLEUR

Oui.

KERNER, souriant.

Ma foi, j’avoue, très-dignes frères, que je n’en ai point eu d’autre, pour arriver jusqu’ici, que la clarté des étoiles —

Page 1