‹ L'officier de fortuneChapitre 43 sur 97 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

TRENCK , seul et dans le pavillon.

Elle va venir, elle me l’a promis. Ah I je crois rêver encore, et quel rêve! quel charme 1 quel enchantement 1 Elle m’avait dit : Nous nous reverrons à la cour. Quelle a été ma surprise lorsque je l’ai vue près du roi, lorsque j’ai su quel était son rang... Ah!... Le ciel m’est témoin que je n’ai qu’une ambition, celle, do me montrer digne d’elle, digne de cet amour qu’il eût été insensé d’espérer, et qui est aujourd’hui tout le bonheur de ma vio l — Et Marie, la compagne de mon enfance, Marie, que j’ai retrouvée ici près de la princesse... Oh! je ne veux pas la tromper, je lui dirai tout!... Et d’ailleurs, la pauvre enfant était-elle bien certaine do m’aimer, et n’avait-elle pas pris comme moi, pour un autre sentiment, l’airection qui nous unissait, et qui n’était, en réalité, qu’une franche et loyale amitié. Un regard d’Amélie a suffi pour m’en convaincro.

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