ACTE DEUXIÈME
LE ROI
Bien ! (Rencontrant, 4e la main gauche, sur le canapé nn mouchoir oublié par la princesse et regardant le chiffre.) Le chiffre, de la princesse !... (Se levant.) Elle était ici. (il cache le mouchoir.) Eh bien, * mademoiselle, maintenant que vous nous avez eniendu vous voilà rassurée, n'est-ce pas? Remerciez-nous donc, car ce mariage doit combler tous vos vœux... Les vôtres aussi,
M. de Trenck ? (a Marie.) Vous ne dites rien? Ah! vous trouvez le terme trop éloigné peut-être? Mais qu’y faire! nous partons demain au point du jour! (Les observant.) Cependant, nous avons encore la nuit devant nbus et.,.
MARIE, vivement.
Non... non ! c’est très-bien ainsi... et croyez, Sire, que... ma reconnaissance...
LE ROI, regardant du côté du cabiuet.
Elle est là î (Haut.) C’est bien, mademoiselle, (s’approchant de Kerner à demi-voix.) Vous voyez, monsieur, que je n’ai pas à défendre l’honneur des miens et qu’ils sont toujours dignes de mon affection. Je vous ai dit que je tiendrais pour calomnie des soupçons qui ne seraient pas appuyés sur des preuves...
KERNER.
Sire !
LE ROI
Vous voudrez donc bien, à l’avenir, m’épargner vos confidences, et vous renfermer strictement dans les devoirs que votre commandement vous impose; allez!
KERNER, ee contenant, salue et à part, en sortant.
Soitl j’agirai seul, maintenant!
Il sort.
LE ROI
M. de Trenck ? (Treock s’approche et salue.) Vous allez me suivre j’ai des ordres à vous donner pour le départ. (Bas.) Prenez garde, monsieur, l’orage gronde sur votre tête ! (Trenck, sur un geste du roi, va ouvrir la porte) (s’approchant de Marie. ) Restez, mademoiselle, à cette heure, la princesse Amélie ne doit pas rentrer seule au palais.
Mouvement de stnpeur de Marie qui reste troublée à la même place. Le Roi, avant de sortir, se retourne pour lui recommander le silence, et s’éloigne suivi de Trenck.