‹ L'officier de fortuneChapitre 59 sur 97 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

FRANÇOIS DE TRENCK, lo pandonr, KERNER caché.

FRANÇOIS, qui s’est avancé avec précaution, venant par la roule

boiséo.

Voici près de deux heures que nous attendons, mes hommes et moi... et je no vois rien... jo n’entends rien!,.. Cependant, les indications qu’on m’a données étaient précises. Le convoi des cent mille ducats doit arriver au camp par cette route.

Il arpente le théâtre. Kerner le suit en s'abritant derrière les arbres pour le voir de face.

l’officier RE FORTUNE KERNER, à part, avec joie.

Lui î... sous ce déguisement... Ah !.. la fortune me le livre.

Au moment où François so retourne pour s’en aller, après avoir jeté un coup d’oeil sur la clairière, Kerner s’élance sur lepandour le poignard levé. Lutte dans laquelle Kerner est désarmé, et François le jette à ses pieds, h l’avant-scène gancho.

KERNER, renversé sous les genoux de François, et le regardant

avec stupeor.

Oh ! c’est étrange !... cette balafre!... Quel est donc cet homme !

FRANÇOIS

Qui donc es-tu, toi, qui veux m’assassiner?

KERNER.

Qui donc es-tu, toi, qui ressembles à mon ennemi mortel ?

FRANÇOIS

Ah ! ah ! c’est à Frédéric do Trenck, à mon beau cousin, que tu destinais ton coup de poignard.

KERNER.

Votre cousin ?

FRANÇOIS

Germain, s’il vous plaît, je suis François de Trenck, l’Autrichien, Trenck le Balafré.

KERNER, étonné.

Le colonel des pandours.

FRANÇOIS, tirant un pistolet de sa ceintnre.

Tu l’as dit, et je vais rendre à mon cousin le service de te casser la tête... je dois bien cela à la famille.

KERNER.

Attendez ! J’offre une rançon.

FRANÇOIS, lui appuyant le pistolet sur le front Trenck, le pandour, n’a jamais fait quartier.

KERNER, vivement.

Une rançon royale 1 cent mille ducats !

FRANÇOIS

Je sais, j’ai dressé une embuscade, ici, pour m’en emparer.

KERNER.

Trop tard, ils sont au camp depuis une heure.

FRANÇOIS

Tu mens !

KERNER.

Les Bohémiens qui les ont apportés sont, en ce moment, dans la tente de Charles-Albert.

FRANÇOIS, le lâchant en continuant à le tenir en respect avec son pistolet.

Quoit ces bohémiens qui ont traversé nos lignes... c’étaient...

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