‹ L'officier de fortuneChapitre 65 sur 97 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SCIIELL, s’éveillant en sursaut.

Hein, qui va là?... quitte ou double 1 non... rien!... (Se détirant.) Ah! décidément, la vie ne m’apporte pas plus de chances que les cartes 1... A la suite de deux nuits passées, l’une aux avant-postes, l’autre au jeu, pour regagner le prix de mon équipement, je tombe de sommeil... j’espérais m’en donner à poings fermés!... je t’en moque!... Voilà mon ami Trenck qui me met en faction à sa place. Après le service qu’il m’a rendu, j’aurais eu mauvaise grâce à refuser. « Une heure seulement, m’a-t-il dit, et j’accours vous relever. » (Se levant.) En voilà bientôt deux! C’est égal 1 je joue gros jeu... si le roi s’apercevait... Ah! sacrebleu, si je reste dans ce fauteuil, je succomberai à la tentation!... Ah! tu veux dormir, animal!... Attends un peu. (il éloigne le fauteuil et le remplace par un tabouret sur lequel il s’assied.) Dors là*dessus, si tu peux!

Rires du roi dans la coulisse.

SCIIELL.

Le roi !

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