COLLECTE
Mais la besogne sera dure et longue, frères ! Oh combien de tombés et combien tomberont !... Seigneur, de Tinfini cii rien ne se corrompt, Assistez-nous dans nos misères.
Oh ! ne permettez pas que nous restions à bas, Oh ! ne permettez pas une chute nouvelle ! Nous menons le plus pur et le plus saint combat ; Que l'archange Michel nous couvre de ses ailes.
Nous ne désirons rien que ce qui est à nous, Nous ne désirons pas les richesses des autres, Nous combattons comme les saints et les apôtres De ce Dieu pur que nous aimons et qui est vous.
Vous le savez, Seigneur, que notre œil ne convoite Aucun des biens de l'ennemi dur et puissant. Notre cœur est sans fiel mauvais, notre âme est droite, Mais nous voulons chasser tous les hommes de sang.
Vous le savez, nous n'avons point de pensées viles Et nous n'envions rien : vous nous avez comblés. Nous luttons simplement pour défendre nos villes, Nos fermes, nos enclos fleuris, nos champs de blé.
Vous nous avez rendus valeureux et prospères, Vous nous avez donné un passé triomphant, Aujourd'hui nous gardons les tombeaux de nos pères Et les berceaux de nos enfants.
O vous qui chérissez les nations fidèles.
Vous comprendrez l'acte pieux de notre amour
Et vous ne ferez pas votre droite cruelle
Pour nous punir, Seigneur, de notre erreur d'un jour.
Oui vous couronnerez nos efforts et nos peines Et vous aurez pitié du sang pur répandu.
A notre appel vers vous il sera répondu, N'êtes-vous pas le Dieu de l'amour non des haines !
Vous unirez bientôt en un ardent faisceau Tous les enfants chéris de la terre française, Et vous les mènerez vers votre renouveau Et vos autels où l'âme inquiète s'apaise.
Vous en ferez, Seigneur, un pays de clarté Où vibre l'Esprit saint, où chante l'espérance, Un pays de fervente et haute vérité.
Seigneur, à nos appels vous sauverez la France.