‹ L'Oise dévastéeChapitre 3 sur 19 · CHAPITRE PREMIER LA GÉOGRAPHIE DE L'OISE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LA GÉOGRAPHIE DE L'OISE

Une étude un peu aride s'impose au début de cet ouvrage. C'est celle de la géograptiie physique du département de l'Oise qui permettra aux touristes, d'une part, de comprendre les mouvements de l'ennemi arrêtés par nos forêts, nos rivières et nos collines dont l'armée française sut faire un très sagace usage ; d'autre part, de choisir eux-mêmes les principales voies qui les conduiront aux pèlerinages qu'ils désirent faire. Je n'ai, bien entendu, aucune prétention stratégique en la matière et je sais aussi que je serai très incomplet dans la partie historique et descriptive car il est impossible, je le répète, de résumer ici quatre années de guerre et de dévastations. Aussi bien ne citerai je que les « pèlerinages » qui me sont le mieux connus, m'efforçant d'indiquer les meilleures voies à suivre si l'on veut se rendre à quelqu'un ou à plusieurs d'entre eux.

Disons donc tout d'abord à ceux qui dédaigneront le chemin de 1er (dont nos horaires leur indiqueront le « curriculum ») que les grandes routes départementales suivies par les Allemands venant sur Paris en 1914, et dont on peut faire usage en

automobile, sonl los rôtîtes nationales n' 16 de Paris à Dunkenine par Clermonl et Amiens, n° il de Paris à Lille |)ar Sentis, Pont-Sainte-Maxencc. Eslrécs Sainl-Denis et Hoye, n" 32 de Paris à Yalenriennes par Compiègne, Ribecourt, Noyon et Sainl- Qucntin; et que les routes suivies parles Allemands en retraite la même année sont la route nationale n''2de Paris à Soissons et Maubcu.!?e par Nanleuille-Haudoin et Villers-Colterets et la route n» 32 cidessus nommée. Par ailleurs les caries de l'Oise indiqueront les autres moyens de communication; et l'historique des événements de H'IS complétera CCS indications.

...En quittant Paris par la vasic plaine Sainl- Denis, une des richesses de notre « vieu.x royaume » qui ondule jus(|u'à Luzarchcs et Chantilly, nous sommes dans le « pays de France » dont le nom, si dou.x à prononcer pour nous, s'est étendu peu ci l)eu à toute notre patrie. Anjourd'luii les paysans de la région de Mcau.x (lui traversent la Marne de sa rive gauche à sa rive droite disent qu'ils vont « en France » ; le« vent d'Ouest qui leur apporte la jiluie est le vent de Franoc ». C'est dans cette plaine mélancolique aux larges horizons dominée, comme par un symbole, par la basilique de Saint- Denis d'où il semble que nos rois endormis dans la mort aient dit à l'ennemi : « Tu ne passeras pas- », que les Allemands espéraient livrer les combats décisifs et entrer dansce l'arisque sainte Geneviève jadis avait préservé des coups furieux de leurs pères.

A quelques kilomètres vers l'est estlaGoële; plus au nord c'est le Servois. pays des champs dentratnement dont la capitale est Chantilly, puis le Valois

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