‹ L'oiseau blesséChapitre 103 sur 136 · S AL VIE RE · texte numérisé non relu

S AL VIE RE

Tu construis un roman, je t'assure, ma chérie... Et avec quoi? Avec rien! rien!

MADELEINE

Oh! tais-loi, tais-toi!... Je te pardonne, quoi que tu aies fait... parce que je sais que tu as été entraîné, affolé... que tu n'as pas été maître de toi et parce qu'il n'est pas possible que tu ne m'aimes plus, n'est-ce pas? Il n'est pas possible que je ne compte plus pour toi! Ce n'est pas un égarement d'une heure qui a pu te faire oublier tout ce qu'il y a eu entre nous... l'épouse que j'ai été, nos rêves, tant d'espérances communes, des années d'une intimité complète, sans une seconde de défaillance, sans secret!... Ton bonheur, ton plaisir, c'est toute mon existence... Ton égoïsme même n'a rien à me reprocher!... Alors, il faut m'écouter, quand il s'agit de toi, je suis la compagne

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