‹ L'oiseau blesséChapitre 43 sur 136 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

SALVIÈRE

Vous l'y rencontrerez maintenant.

MADAME LAHONCE

Oh! je ne vous demande pas qui elle est...

SALVIÈRE

Mais je serais capable de vous le dire... Pourquoi souriez-vous?...

MADAME VILLERAT

Oui, c'est un peu méchant, ça... EtSalvière ne le mérite pas. Car il n'a pas souri tout à l'heure quand l'absence de votre mari vous paraissait si longue... si longue!...

SALVIÈRE

Je n'ai pas bronché, vous me rendrez cette justice...

MADAME LAHONCE, riant.

Bon! nous sommes quittes...

MADAME VILLE RAT, se reîournant.

Ah! Bombel... je suis contente de vous voir...

BOMBEL, lui baisant la main.

Mille fois aimable, madame... (Sinclinant devant madame Lahonce.) Madame. (A Salvière.) Bon-

soir, mon cher maître...

MADAME V1LLERAT, à Bombel.

Sardin vous a mis au courant?

BOMBEL

Oui... je vous remercie, m$is je le savais. . . je l'ai su en même temps que le ministre. A la suite de l'interpellation Garbier sur la politique étrangère, Villerat a réuni trois ou quatre de ses collègues pour causer de la situation... Le bruit s'est répandu d'une démission partielle du Cabinet. Ça ne tient pas debout. J'exécuterai ça demain en dix lignes. L'incident ne vaut pas davantage.

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