‹ L'oiseau blesséChapitre 56 sur 136 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

pour vous applaudir tout a l'heure. Ne craignez rien, il y en aura d'autres. Pour ce qui est de me retenir auprès de vous, un instant, vous n'avez fait qu'user de votre droit strict, puisqu'il est convenu que je suis votre parrain...

YVONNE

Ça, c'est encore une inconséquence, car madame Salvière ne le sait pas, et c'est un petit secret entre nous deux. Nous avons eu tort...

SALVIÈRE

Oui, mais il est trop tard. Quand on a un parrain, c'est pour la vie.

N'importe. Il va falloir que je me surveille davantage... et que je devienne sérieuse... Aussi, vous allez me quitter, vous êtes resté assez longtemps... D'ailleurs, j'ai besoin de repasser ma fable. Vous voyez, je n'ai que le temps... Allons! laissez-moi... et allezvous-en.

SALYIÈRE

Oui... oui... je vous laisse... Mais auparavant, il faut que je vous demande un petit renseignement.

YVONNE

Dépêchez-vous.

SALVIÈRE

Est-ce que vous avez de l'amitié pour moi ?

YVONNE

Cette question est absurde. J'ai une très grande amitié pour vous... Oui... je vous aime vraiment beaucoup, sans parler de la reconnaissance que je vous dois...

SALVIÈRE

En somme, vous m'aimez comme un monsieur d'un certain âge qui veut bien s'occuper de votre avenir.

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