‹ L'oiseau blesséChapitre 96 sur 136 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

m'a dit de voire part, monsieur, que vous désiriez me voir... Croyez bien que, sans cela, je ne me serais pas permis de vous déranger.

SALV1ÈRE

Vous ne me dérangez pas le moins du monde, je suis très heureux de vous voir... Nous pariions, il y a quelque temps, de voire avenir, de vos études... Votre sœur m'a demandé si je pouvais vous trouver une occupation, une place, qui vous permît de les continuer dans de meilleures conditions et je lui ai promis de m'en occuper... Ma femme a même eu une idée excellente qui est de vous présenter à notre ami Villerat.

MADELEINE

C'est ce qu'il y a de plus pratique.

ROLAND

Je vous remercie, monsieur, et je suis très touché de l'intérêt que vous me témoignez. Mais je regrette qu'Yvonne ne m'ait pas expliqué de quoi il s'agissait. Je lui aurais dit

ce que... Car il y a certaines choses dont elle ne se rend pas parfaitement compte et dont il vaudrait mieux que... qu'elle me laissât la direction...

SALVIÈRE

Elle a pour vous une tendresse infinie...

' < ' ROLAND

Je l'aime aussi de tout mon cœur, mais nous n'avons pas toujours les mêmes idées... D'ailleurs, elle ne sait pas ce que je veux faire. Il faut, avant tout, que je termine mes études de droit. Après quoi, je tâcherai de gagner ma vie... moi-même.

SALVIÈRE

Et quand vos études seront-elles finies?

L'année prochaine. D^ici là, les petits travaux que j'ai déjà trouvés à faire le soir et le peu que ma mère pourra me donner me

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