‹ L'oiseau blesséChapitre 97 sur 136 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

suffiront, je pense. Une chambre très modeste au quartier latin, ce n'est pas bien cher.

MADELEINE

Comment! Vous n'allez plus demeurer avec votre mère et votre sœur? Mais elles seront navrées !

ROLAND

J'aurai quelque peine à le faire admettre à ma mère, mais Yvonne le comprendra plus facilement.

MADELEINE

Tiens! Pourquoi?

ROLAND, gêné.

Parce que... parce que... elle va faire du théâtre... C'est très honorable, certes, mais c'est une chose à laquelle je n'étais pas préparé et que je n'approuve pas aussi complètement qu'il le faudrait pour que nous ayons la même intimité qu'autrefois... Elle est obligée à des démarches... à des relations où ma pré-

sence ne pourrait que la gêner... et, nécessairement, je ne serais plus mêlé à sa vie...

(Regardant très discrètement Salvière.) Alors, quand

un frère et une sœur ne peuvent plus tout se dire, il vaut peut-être mieux qu'ils ne se disent plus rien... (Un temps.) Je vous deman-r derai la permission de me retirer, madame.

MADELEINE

Oui... monsieur... oui... à bientôt.

SALVIÈRE

Au revoir, Roland...

(Il lui serre la main.) ROLAND

Au revoir, monsieur Salvière... Madame...

(Il sort.)

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