ACTE TROISIÈME, QUATRIÈME TABLEAU 69 TYLTYL
Vite! vite!... Poussez donc!... Elles mont vu!... Elles viennent toutes!... Elles ouvrent la porte!...
LA NUIT
Allons, tous!... Poussez ferme!... Voyons, le Pain que faites-vous?... Poussez tous!... Elles en ont une force!... Ah! voilà! Ça y est... Elles cèdent... Il était temps!... As-tu vu?.,.
Oui, oui!... Elles sont énormes, épouvantables!... Je crois qu'elles n'ont pas l'Oiseau-Bleu...
LA NUIT
Bien sûr qu'elles ne l'ont point... Elles le mangeraient tout de suite... Eh bien, en as-tu assez?... Tu vois bien qu'il n'y a rien à faire...
TYLTYL
Il faut que je voie tout... La Lumière l'a dit...
LA NUIT
La Lumière, l'a dit... C'est facile à dire quand on a peur et qu'on reste chez soi....
TYLTYL
Allons à la suivante... Qu'est-ce ?...
LA NUIT
Ici, j'enferme les Ténèbres et les Terreurs...
TYLTYL
Est-ce qu'on peut ouvrir?..
LA NUIT
Parfaitement... Elles sont assez tranquilles : comme les maladies...
tyltyl, entr ouvrant la porte avec une certaine méfie et risquant un regard dans la caverne.
Elles n'y sont pas?...
la nuit, regardant à son tour dans la caverne.
Eh bien, les Ténèbres, que faites-vous?... Sortez donc un instant, ça vous fera du bien, ça vous dégourdira... Et les Terreurs aussi... Il n'y a rien à craindre... Iques Ténèbres et quelques Terreurs, .sous la figure de femmes couvertes, I- le voiles noirs, les
dernières de voiles vtrdâlres, risquent piteusement quelques pus hors de la caverne, et, sur un geste qu'ébauche Tyltyl, rentrent précipitamment.) Voyons, tenez-voue donc... C'est un enfant, il ne vous fera pas de mal... (A Tyltyl.) Elles sont devenues extrêmement timides; pté les grandes, celles que tu vois au fond...
tyltyl, regardant vers le fond de la < Oh! qu'elles sont effrayantes!...